GUYANE, l’Amazonie française

La forêt amazonienne vue d’ULM, à Mana

Etant couverte à 97 % d’une dense forêt équatoriale, la Guyane, vue d’avion, ressemble à un vaste champ de brocolis, irrigué par des fleuves déroulant leurs méandres à la façon des anacondas. Cette jungle recèle une faune et une flore extraordinaires, que des réceptifs locaux font découvrir aux rares touristes venant de métropole. Ceux-ci ont donc la chance pouvoir observer dans leur élément naturel les animaux qu’on ne voit d’habitude que dans les documentaires à la télé. Singes de toutes sortes, caïmans, jaguars, toucans, sont ici chez eux, mais vous aussi, puisque c’est la France ! On se pince pour y croire, quand on descend en pirogue une rivière dont les eaux sombres sont hantées par des piranhas et des crocodiles, et qu’on aperçoit sur ses berges des capibaras (plus gros rongeur au monde) ou des loutres géantes… Pour ressentir le grand frisson de la jungle amazonienne, il faut s’engager dans la forêt avec un guide, et passer la nuit en hamac (avec moustiquaire…) dans un carbet aménagé, un abri sommaire ouvert sur l’extérieur. Ce qui permet de bien profiter du bruissement de la jungle, et d’être réveillé par les chants matinaux des oiseaux… ou des singes-hurleurs. Il est même possible de passer la nuit dans une cabane arboricole construite à 10 m du sol, et de grimper en rappel dans les arbres pour atteindre des plateformes d’observation, dont l’une est dans la canopée, à 42 m du sol ! Moins physique, et accessible à tous, la nuit passée dans un carbet flottant, sur les marais de Kaw. Pendant la sortie de l’après-midi en pirogue, Ricky, le guide et piroguier émérite, se charge de débusquer les animaux dissimulés dans les hautes herbes de la savane inondée, ou dans les branches du rideau d’arbres formant rempart au bord du marais. A 200 m, il repère le dos d’un paresseux, là où vous ne voyez qu’une grosse branche, devine où se trouvent les oiseaux (qu’il appelle les zozos, tout en étant capable de donner leur nom latin…), et détaille le mode de vie et les habitudes alimentaires de toute cette faune inféodée au marais. Il faut dire qu’il est né à Kaw, un village du bout du monde isolé en plein marais, où l’on s’arrête pour boire un verre, et où il est interdit de prendre les gens en photo… Pendant la sortie nocturne, Ricky montre toute l’étendue de son talent de guide en repérant les caïmans à la très faible lueur que leurs yeux réfléchissent sous le faisceau d’une torche. Il ne se fait pas prier pour attraper un (petit) caïman à la main, et sous les yeux ébahis des passagers, il le retourne sur le dos, et le fait tomber en léthargie, en lui frottant doucement le ventre ! Hallucinant ! En janvier, lors de mon séjour, il y avait un énorme caïman qui barbotait à quelques mètres du carbet flottant de JAL Voyages. Ricky, notre guide, a beau jurer qu’il n’est pas nourri par les cuisiniers, on a du mal à croire que ce monstre squatte les alentours du bateau uniquement pour avoir le plaisir de se faire photographier par les touristes à bord…

En pirogue sur les marais de Kaw
Le carbet flottant de JAL Voyages
Activités sur les marais de Kaw
Chouette locale dans les marais de Kaw
Grandes aigrettes dans les marais de Kaw
Paresseux sur sa branche
Marais de Kaw
Monument aux morts du village de Kaw
Evelyn, piroguier brésilien
Francisco, cuisinier et piroguier du carbet flottant de JAL
Ricky, piroguier et guide du carbet flottant de JAL Voyages
Ricky « endort » le caïman
Les touristes peuvent tenir le caïman
Gros caïman du marais de Kaw

Si vous n’êtes pas vraiment enclins à vous immerger dans la forêt amazonienne, il vous restera trois possibilités pour espérer voir un peu de faune en toute sécurité. La première consiste à parcourir les différents sentiers balisés autour des villes. A 5 minutes du centre-ville de Cayenne, sur le sentier du Rorota, il est fréquent de voir des paresseux, des singes ou des perroquets. Idem sur le circuit de la Montagne des Singes, à Kourou. Autre alternative, faire une excursion en bateau jusqu’à l’îlet la Mère, où réside une colonie de singes-écureuils facétieux, prompts à vous grimper sur le dos pour voir si vous n’avez pas quelque fruit ou friandise dans votre sac… Le tour de cette petite île est très agréable à faire, on y croise de magnifiques fromagers aux racines géantes, on peut observer les singes-écureuils qui cherchent leur nourriture, qui jouent ou qui se battent, et il y a même une petite plage de sable pour se baigner en attendant la navette du bateau. Et au retour, il est possible d’observer des ibis rouges sur l’estran vaseux de l’embouchure du fleuve Mahury. Enfin, si vous n’avez pas eu de chance dans vos balades, pourquoi ne pas faire un tour au zoo de Matoury ? Vous pourrez y observer tranquillement les animaux vivant en Guyane, dans un cadre proche de leur élément naturel !

Sentier de la Montagne des Singes, à Kourou
Sentier de la Montagne des Singes, à Kourou
Arbre de l’îlet La Mère
Singe-écureuil à l’îlet La Mère
Singe-écureuil à l’îlet La Mère
Singe-écureuil peu farouche, à l’îlet La Mère
Capibara
Singe hurleur
Ibis rouge
Tooucan
Tamarin empereur
Panthère

Les bagnes de Guyane

L’aspect culturel n’est pas absent d’un voyage en Guyane. D’abord pour visiter les vestiges des bagnes où la France envoyait ses indésirables. De 1795 à 1948, date à laquelle ferma le dernier bagne, la Guyane compta une trentaine d’établissements pénitenciers ou de camps forestiers où devaient travailler les bagnards. Les ruines restantes sont visibles dans les îles du Salut (dont l’île du Diable, où Dreyfus a été retenu), accessibles par catamaran en excursion d’une journée. Saint-Laurent-du-Maroni, à l’ouest du département, détient aussi le « camp de la transportation », un vaste bagne dont la visite guidée permet de se rendre compte des conditions inhumaines dans lesquelles étaient détenus les prisonniers. Sandrine, la guide de l’Office du Tourisme, émaille sa visite d’anecdotes et de faits réels émouvants, et n’hésite pas dans les cellules étroites à se mettre de lourdes chaînes aux pieds pour bien montrer l’horreur de la détention des bagnards. 

Saint-Laurent-du-Maroni

Au bagne de Saint-Laurent-du Maroni
Cellule collective au bagne de Saint-Laurent-du Maroni
Cellule du camp de la Transportation, au bagne de Saint-Laurent-du Maroni
Statuettes contre l’esclavage à Saint-Laurent-du Maroni
Pirogues traversant le Maroni pour aller au Surinam
Jeffrey, amérindien du village Balaté de Saint-Laurent-du Maroni
Jeffrey, amérindien du village Balaté de Saint-Laurent-du Maroni
Eglise d’Iracoubo
Eglise d’Iracoubo
Sandrine, guide au bagne de Saint-Laurent-du-Maroni
Rudiza, stagiaire à l’OT de Saint-Laurent-du-Maroni

Le Centre Spatial Guyanais de Kourou

Longtemps, la Guyane évoqua le bagne pour beaucoup de Français, mais depuis qu’en 1964, le général De Gaulle choisit Kourou pour y installer une base spatiale, la Guyane peut s’enorgueillir de posséder aujourd’hui l’une des meilleures bases de lancement de fusée du monde, lançant chaque année 50 % des satellites commerciaux, grâce à ses trois lanceurs européens  : Ariane 5, Vega et Soyouz. La visite du Centre Spatial Guyanais est fascinante, car elle permet d’entrer dans ce site ultra-sécurisé et d’apprendre presque tout sur le lancement d’une fusée. D’abord, comme le site fait 650 km², on se rend en bus devant les trois sites de lancement, ce qui permet de voir de près les gigantesques fosses où s’effectuent les mises à feu. Puis on pénètre dans le saint des saints, la salle Jupiter, là où se situe le « bocal », le centre de commandement des lancements, là où les ingénieurs et les opérateurs s’assurent que tous les paramètres sont réunis pour lancer la fusée, et où s’effectue le décompte final : 5, 4, 3, 2, 1… Après 30 minutes de vol, la fusée envoie un ou plusieurs satellites en orbite, pour un coût compris entre 20 000 et 25 000 €/kg ! Un musée complète la visite, où tout est dit sur le lancement d’une fusée, sa vitesse, la composition des carburants, le fonctionnement des moteurs et de la propulsion cryogénique… Pas-sion-nant vous dis-je !

Devant le musée de l’Espace
Fosse de lancement des fusées Soyouz
Les différentes fusées lancées à Kourou
La salle de lancement des fusées

Les communautés amérindiennes

La Guyane compte environ 200 000 habitants, dont 10 000 Amérindiens répartis en six groupes (les Arawak, Kali’na, Palikur, Teko, Wayana et Wayãpi). Ces communautés autochtones, qui étaient donc là avant la colonisation, vivent dans des petits villages le long des fleuves ou sur la côte, voire en forêt, et tentent tant bien que mal de concilier leurs propres coutumes et traditions sociales, économiques et culturelles, avec le mode de vie occidental. Malheureusement, le voyageur curieux de leur identité culturelle n’a pas souvent l’occasion de les approcher, tant il y a une méfiance, voire une défiance, vis-à-vis de ces Blancs qui les ont privés de leurs terres, qui polluent leurs forêts et leur rivières, et qui les considèrent bien souvent comme des citoyens de second ordre… Au nord-ouest du département, au-dessus de Mana, la communauté Kali’na de Awala-Yalimapo se montre un peu plus conciliant, et il est possible de visiter leur village et de rencontrer ses habitants grâce au concours de l’un des leurs, Olivier Auguste, devenu en quelque sorte le guide officiel du village. Malheureusement, le jour de ma visite, il y a eu un décès au village, et selon la coutume, toute activité s’arrête pour rendre hommage au défunt, et le chef du village ne pouvait pas se permettre de recevoir un journaliste ! Je n’ai donc pu rencontrer personne, si ce n’est la famille de mon guide. Pierre et Lucia (son père et sa mère) épluchaient des tubercules de manioc amer, sa femme préparait le repas du soir, et sa fille était vautrée dans un canapé, vissée à son téléphone portable, comme tous les ados de Guyane et d’ailleurs… Olivier m’a montré son très beau tambour peint, dont il se sert lors des fêtes, mais qu’il ne pouvait pas faire chanter ce jour-là. Dans d’autres circonstances, je suis sûr que j’aurais passé une journée passionnante dans ce village, qui possède en outre une très belle plage. Notez aussi qu’une Française s’est installée à Awala-Yalimapo (Marie-Line Janot), et qu’elle fait de délicieuses confitures locales avec son mari guyanais.

Plage de Yalimapo
Préparation du manioc amer
Lucia Auguste
Pierre Auguste
Olivier Auguste, guide amérindien à Awala-Yalimapo

Cet imprévu a au moins eu le mérite de me faire passer plus de temps à Mana, très agréable petite ville située au bord du fleuve éponyme, non loin de l’embouchure du Maroni. La population mananaise est composée d’un melting pot de communautés (créole, hmong, amérindienne, chinoise, brésilienne, haïtienne, indienne, bushinengué…), et cette diversité se retrouve autour de la place centrale, devant l’église. Elle est bien expliquée dans la formidable visite audio-guidée de Mana, nommée « koutémana », une balade sonore dans les ruelles qu’il faut faire en suivant un plan disponible à l’office de tourisme. Cet audioblog (disponible sur Arteradio) centré sur Mana, permet de comprendre pas mal de choses importantes concernant la Guyane… Et si vous voulez voir Mana d’en haut, un pilote d’ULM est installé au bord du fleuve, et propose des vols découverte à partir de 40 € (Marc Dabrigeon, 0694 42 79 18). La forêt vue du ciel, c’est très beau, et il vous fera aussi survoler la plus grande ferme d’élevage bovin de France !

https://audioblog.arteradio.com/blog/97400/podcast/108367/koutemana

Marc Dabrigeon, à Mana
Dans l’ULM de Marc Dabrigeon, à Mana
Shelsanne, de l’OT de Mana
Ronda, de l’OT de Mana

Enfin, lorsque vous ferez la route entre Cayenne et Kourou, vous passerez par Macouria, où deux communautés amérindiennes ont installé des carbets où ils vendent leurs objets artisanaux. Que ce soit au marché artisanal du village de Kamuyeneh (au bord de la N1), ou à celui de Norino (le long de la D5, en direction du zoo), des membres de la communauté palikur fabriquent de la vannerie, des calebasses gravées, des colliers de perle, des chapeaux de paille, etc…

Village Norino, à Macouria
Azane Ipparra, amérindienne Palikur, fabrique de la vannerie sous son carbet
Village Norino, à Macouria
Amérindienne gravant une calebasse
Village Norino, à Macouria
Amérindienne Palikur vendant des calebasses gravées
Village Norino, à Macouria
Loïc Batista, amérindien Palikur

Une journée à Cacao

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, on ne va pas à Cacao pour visiter une fabrique de chocolat. Ce village situé à 1h30 de route de Cayenne a la particularité d’être habité par une importante communauté Hmong, qui tient chaque dimanche un marché très couru par les expatriés et les touristes. Il est vrai que ce marché donne vraiment l’impression de se trouver au Laos ou en Thaïlande ! Tous les marchands sont d’origine asiatique, et si les étals sont chargés de fruits et légumes locaux, on en trouve aussi beaucoup spécifiques à l’Asie, et les stands de restauration proposent tous un assortiment de plats, nems et rouleaux de printemps que l’on trouve dans les restaurants asiatiques. C’est en 1977 que la France décida d’accueillir sur le site abandonné d’un ancien bagne, des réfugiés Hmong fuyant la guerre civile au Laos. Cette communauté a prospéré dans l’agriculture (Cacao est devenu le principal fournisseur de produits maraîchers de Guyane), s’est agrandie, constituant aujourd’hui un village authentiquement Hmong, avec ses fêtes et ses traditions… Juste en face du marché, il faut visiter le musée des Insectes, tenu par l’association Le Planeur Bleu, dont le fondateur, Philippe Soler, est un ancien instit passionné par les insectes en général et les papillons en particulier. Vous y verrez une fabuleuse collections de papillons (dont les superbes morphos) et d’insectes de Guyane, certains que l’on n’aimerait pas croiser dans la nature, tels que les matoutous (mygales), les mouches rhinocéros de la taille d’une main ou les Titanus giganteus (plus gros coléoptères du monde, mesurant jusqu’à 16 cm)… Une petite serre permet aussi de voir évoluer en liberté quelques beaux papillons.  

A propos d’insectes, faisons un petit point sur les petites bêtes qui risquent d’émailler votre séjour de frayeurs et de désagréments divers. Les serpents, araignées et autres scorpions, d’abord : certes, leur rencontre n’est pas exclue lorsque vous vous baladez en forêt. Mais ces bêtes-là ne vous sautent pas dessus, si vous en voyez, restez à distance respectable et observez-les sans crainte. Il faut juste prendre l’habitude, si vous dormez dans un carbet dans la jungle, de vérifier qu’il n’y a rien dans vos chaussures avant de les enfiler le matin… A moins d’être arachnophobe, je dirais même que découvrir au détour d’un chemin ou sur une charpente une matoutou (surnom guyanais d’une mygale au bout des pattes orange) noire bien velue, est une chance, et cela procure un frisson d’aventure à la Indiana Jones… Moins plaisant en revanche est la rencontre avec les moustiques. Il y en a 200 espèces en Guyane, de toutes sortes, de toutes tailles, mais heureusement, toutes ne transmettent pas le paludisme ou le chikungunia ou la dengue, tel que le moustique tigre. Mais il vaut mieux prendre toutes ses précautions, c’est-à-dire couvrir ses bras et ses jambes en fin d’après-midi, et s’asperger de répulsif anti-moustiques. Curieusement, je n’ai pas été embêté par les moustiques lorsque j’ai randonné dans la jungle, ni lorsque j’ai dormi à l’air libre (sans moustiquaire) sur le carbet flottant des marais de Kaw, car il paraît qu’il y a tellement de prédateurs naturels que les moustiques ne peuvent pas pulluler. Par contre, il est de notoriété publique que la zone d’Awala-Yalimapo (au nord de Mana) est infestée de moustiques, et qu’un séjour même bref au bord de la plage peut se transformer en cauchemar. Effectivement, j’ai eu le malheur d’arrêter ma voiture près d’un petit bois à Yalimapo, et un véritable nuage de moustiques s’est engouffré dans la voiture sans que j’ai eu le temps de réagir, et j’ai eu toutes les peines du monde à m’en débarrasser, glanant au passage des dizaines de piqûres assez désagréables… En conclusion, les insectes et autres petites bêtes effrayantes ne devraient pas vous décourager de venir en Guyane, surtout si vous prenez toutes les précautions d’usage et que vous emmenez des lotions contenant au moins 30% de DEET (molécule très efficace), telles que Insect Ecran ou Cinq sur Cinq…

Matoutou (mygale) à Kourou
Marché de Cacao
Au marché de Cacao
Vendeuse Hmong au marché de Cacao
Vendeuse Hmong au marché de Cacao
Vendeuse Hmong au marché de Cacao
Au musée des Insectes de Cacao, Philippe Soler fait des visites animées
Au musée des Insectes de Cacao
Au musée des Insectes de Cacao
Au musée des Insectes de Cacao
Morpho au musée des Insectes de Cacao
Au musée des Insectes de Cacao
Au musée des Insectes de Cacao

PRATIQUE

Y aller : Air Caraïbes propose des vols quotidiens pour Cayenne (9h de vol), à partir de 600 € A/R. Pour environ 400 € de plus, la classe Caraïbes (premium economy) apporte un vrai plus en terme de confort et de services. https://www.aircaraibes.com/

Forfait : Evaneos propose des circuits complets de 8-10 j avec location de voiture, pour environ 1000 €/p. https://www.evaneos.fr/guyane/

Séjourner :

L’Ebène Verte, à Cayenne : au calme, dans un jardin tropical verdoyant. Idéal avant un départ ou à l’arrivée. 80 €/ch.

La Tentiaire, à St-Laurent-du-Maroni : bien situé, avec piscine. 80 €/ch.

Rour’Attitude, à Roura : coup de cœur pour ce gîte dont les charmants bungalows en bois (avec kitchenette) surplombent la rivière Oyak. Joëlle, la propriétaire, fait aussi table d’hôte (25 € le repas avec boisson), et c’est un cordon-bleu ! A partir de 205 € pour 2 nuits. Demandez, s’il est disponible, le bungalow qui est le plus proche de la rivière, c’est aussi le plus calme. Pour les petits budgets, il est possible de dormir dans un hamac sous un carbet, pour 22 €/nuit.

Se restaurer :

A Cayenne : La Marinière, restaurant de l’hôtel Belova. Grand choix de blaffs, de colombos, de plats de crevettes, de moules et de poissons grillés tels que le croupia, l’acoupa ou le jammengouté, délicieusement boucané. Menu à 28,90 € ou à la carte.

A Kourou : La Marina, avec sa terrasse bien aérée donnant sur le fleuve. (25 €)

A Cacao : Le Degrad de Cacao, tenu par des Hmongs (10 à 15 € le plat).

A Roura : Waiki Village, cuisine guyanaise à déguster sur une terrasse ombragée au-dessus d’une rivière. (25 €). L’établissement propose également des prestations touristiques et excursions, tel que la location de canoë, balades en forêt, promenades en pirogue…

A Saint-Laurent-du-Maroni : Le Toucan, bar-resto très agréable qui réussit la prouesse de proposer à la fois des pizzas, des kebabs, avec des plats élaborés (gigot de 9 h) entièrement faits maison. Compter de 25 à 30 €.

A Mana : Chez Lili, jeune couple sympathique proposant une cuisine fusion guyanaise/française/asiatique, dans une salle climatisée. (20 €)

A ramener : La Cabresse, rhum local ; confitures de fruits tropicaux ; artisanat des communautés amérindiennes…

Pour les amateurs de costumes de carnaval, l’Atelier Marly, à Matoury, est tenu par Marie-Line Brachet-Cesto (0694 23 35 28), une couturière et styliste passionnée de carnaval, qui loue ou vend des centaines de costumes ou accessoires. Elle vous expliquera l’étonnant concept du touloulou, ce personnage typique de la culture créole guyanaise qui représente en général une femme bourgeoise du 18ème ou 19ème siècle. D’autres touloulous peuvent être zombie, diable, boeuf, zarab… On peut retrouver tous ces personnages lors du carnaval de Guyane, qui a lieu pendant 7 semaines et demie, de l’Epiphanie au mercredi des Cendres.

 Se renseigner : https://www.guyane-amazonie.fr/

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