La République Dominicaine, de plages en plages

A la sortie de l’hiver, qui n’a pas envie de soleil, de plages de rêve et de cocotiers ? De partir en famille pour un prix abordable ? La République Dominicaine répond magnifiquement à ces attentes. Partageant une île des Caraïbes avec Haïti, ce grand pays dispose d’assez de plages pour pouvoir y passer chaque année une semaine dans un endroit différent, jusqu’à la fin de ses jours ! Cela finit par se savoir, et chaque hiver des milliers de touristes européens, américains et canadiens débarquent par charters entiers dans ses aéroports. Car – c’est un autre avantage – ce pays compte cinq aéroports internationaux, qui permettent d’atterrir au plus près des plages de son choix.

LA REPUBLIQUE DOMINICAINE Île de Saona

Boca Chica et Juan Dolio (aéroports de Saint-Domingue ou de La Romana)

Points forts : plages à très faible pente (idéal pour les jeunes enfants), et récif corallien très proche. Les zones de baignade des hôtels sont des aquariums naturels où l’on voit des poissons même tout près du bord ! La proximité de la capitale permet de passer une journée culturelle. En effet, Saint-Domingue a été la première ville du Nouveau Monde, et l’on y admire de superbes édifices coloniaux de cinq siècles. En arpentant la calle de las Damas, dans le centre historique, vous serez séduits par la beauté de ces palais de roche corallienne dont certains sont transformés en musée.

L’autre point fort, est l’attractivité des prix du logement dans les petits hôtels de cette zone.

Points faibles : une prostitution trop voyante à Boca Chica, des plages bondées et bruyantes, car très populaires. Côté hôtelier, il y a de tout, mais dans la petite hôtellerie économique, cela peut être assez roots, voire pas très propre ni très sûr…

 

Bayahibe (aéroport de La Romana)

Points forts : immenses plages de sable blond baignées par les eaux claires et calmes de la mer Caraïbe. La playa Laguna, par exemple, est l’une des plus belles de toute l’île ! Bayahibe est un petit village de pêcheurs qui est le point de départ des bateaux pour l’île Saona. C’est l’excursion la plus prisée en République Dominicaine, et l’on pourrait s’étonner que tant de touristes quittent les superbes plages de leur hôtel pour aller sur une île qui n’a rien d’autre à offrir que… ses plages. Oui mais, quelles plages ! En chemin, les bateaux s’arrêtent en général sur un haut fond sableux, pour que les touristes puissent barboter dans une eau turquoise au milieu des poissons en sirotant une boisson fraîche. Puis ils longent les mangroves peuplées d’oiseaux, et débarquent pour déjeuner sur l’une de ces plages parfaites, où les cocotiers élancent leurs troncs effilés vers le ciel en faisant exploser leur ramure verte, comme un feu d’artifice végétal. Sachant que l’île est très fréquentée, il est utile de payer un peu plus pour se faire déposer plus loin que la plage principale. Par exemple vers Mano Juan, un village de pêcheurs tranquille dont les habitants mettent de l’huile dans leurs sardines en vendant des toiles naïves et colorées…  Juste avant de reprendre l’avion, s’il vous reste quelques heures, faites vous amener à los Altos de Chavon, non loin de l’aéroport. C’est un complexe touristique situé en surplomb de la rivière Chavon, avec un golf, où se trouve l’étonnante reconstitution d’un village médiéval italien ! Ce décor spectaculaire a servi de cadre pour des scènes d' » Apocalypse Now  » et de « Rambo ». C’est aussi un centre culturel et artistique qui abrite notamment une école d’art, une école de design affiliée à la Parsons School de New York, et un riche musée archéologique précolombien. 

Points faibles : je n’en ai pas vu. C’est pour moi l’un des meilleurs spots de la Rep’ Dom’ !

La côte des cocotiers (aéroport de Punta Cana)

Points forts : Punta Cana et Bavaro sont les plages les plus connues de la côte des Cocotiers, située à la pointe Est dans la partie la moins arrosée de l’île, et qui aligne 50 km de plages de rêve. On y trouve l’offre la plus étendue d’hôtels et d’activités nautiques. C’est l’idéal pour ceux qui viennent chercher le soleil des tropiques, et rien d’autre. Enorme choix d’hôtels à tous les prix.

Points faibles : la concentration des hôtels qui sont collés les uns aux autres. C’est le royaume du all inclusive pour pas cher, avec du rhum bas de gamme au bord de la piscine, des soirées dansantes (et navrantes) et des buffets insipides… A noter aussi l’éloignement de l’excursion à l’île Saona (3 h de bus A/R).

 

 

La péninsule de Samana

Points forts : La péninsule de Samana est occupée en son centre par une cordillère montagneuse couverte d’une végétation luxuriante, offrant des paysages d’une sauvage beauté. Ici, pas de grands resorts, mais des petits hôtels de charme. De nombreux français se sont installés à Las Terrenas, village dévolu à un tourisme plutôt haut de gamme. La péninsule compte les plus belles plages de l’île, en tout cas les moins fréquentées, telles que playa Coson, playa Rincon ou celles de l’adorable îlot cayo Levantado. Trois excursions exceptionnelles : une journée en bateau pour découvrir le parc naturel de Los Haïtises, une randonnée à cheval dans la forêt qui aboutit à la splendide cascade d’El Limon, et l’observation des baleines à bosses qui viennent se reproduire dans la baie de mi-janvier à mi-mars.

Points faibles : Sa difficulté d’accès : 3 h de route depuis le plus proche aéroport international. Le mauvais état des routes et la présence bruyante des motos et des quads.

 

La côte nord (aéroport de Puerto Plata)

Points forts : Ses plages, encore, qui font le succès des stations de Puerto Plata, de Sosua et de Cabarete. Ici, c’est l’océan Atlantique qui baigne les plages plantées de cocotiers, et les vagues sont au rendez-vous. Cela fait le succès de Cabarete, station balnéaire jeune et sportive, très animée le soir, fréquentée par les amateurs de surf et de kite-surf. Puerto Plata est plus familiale, et a l’avantage d’être le point de départ d’excursions dans l’intérieur montagneux du pays. En passant par Santiago, pour visiter une fabrique de cigares, vous irez jusqu’à Jarabacoa, pour pratiquer des sports d’aventure dans la jungle tropicale : rafting, canyoning, randonnée pédestre ou équestre, quad… Ne manquez pas non plus de visiter Puerto Plata, qui recèle de jolies maisons coloniales en bois, et dont le musée de l’Ambre est passionnant. On y apprend tout de cette résine fossile dont certains fragments renferment des moustiques qui ont probablement piqué des dinosaures !

Points faibles : la circulation délirante de Puerto Plata et de Santiago, et la pollution qui en découle.

 

PS : Je tiens ici à remercier Philippe Ramond, journaliste et ami qui a effectué ce reportage avec moi, et qui n’a pas hésité à me prêter son appareil photo au début du séjour lorsque mon réflex est tombé à la mer. Les 3/4 des photos de ce reportage ont donc été faites avec l’appareil numérique dont il s’est privé, et je lui en serai reconnaissant jusqu’à la fin de mes jours !

LA REPUBLIQUE DOMINICAINE Philippe Ramond

Pratique

Ce reportage ayant été réalisé il y a 15 ans, les adresses et les prix relevés alors ne sont plus valables.

J’ai cependant particulièrement apprécié :

Le Gran Bahia Principe Levantado (5*), à Samana (style victorien)

Le Viva Wyndham Dominicus Palace (5*), à Bayahibe.

Le Bahia Las Ballenas de Las Terrenas (petit hôtel de charme)

Le Rancho Baiguate de Jarabacoa (roots)

Le Nicolas de Ovando (5*), à St-Domingue (dans bâtiment historique)

LA REPUBLIQUE DOMINICAINE Saint-Domingue Chambre du Sofitel Nicolas de Ovando

 Se renseigner

http://www.godominicanrepublic.com/fr/

LA REPUBLIQUE DOMINICAINE Coucher de soleil vers Juan Dolio

En Jamaïque, les Caraïbes version reggae

La Jamaïque, « terre des forêts et des rivières », a deux visages : l’un dans l’intérieur montagneux, authentique et mystique, l’autre sur ses plages, avenant et commercial… Ce qui les réunit, c’est la douceur de vivre, et la passion pour le reggae et la ganja !

La liaison aérienne directe depuis Paris arrivant au nord de l’île, à Montego Bay, il est plus pratique, pour s’éviter de longues heures de bus, de poser ses valises sur la côte nord, de Montego Bay à Ocho Rios, voir un peu plus à l’ouest, à Negril. Cela tombe bien, c’est là que se trouvent les plus belles plages ! Kingston, la capitale, et la côte sud sont trop éloignés des principaux sites touristiques, et vous pouvez très bien en faire l’impasse sans rater grand-chose. En ce qui concerne l’hôtellerie, méfiez-vous des immenses resorts « all-inclusive »  pour la clientèle américaine, ce sont des usines à rêve aseptisées, sans âme, sans charme, qui ôtent tout le sel d’un séjour jamaïcain, s’il se réduit à manger et boire à satiété, et à voir défiler des groupes de musiciens formatés et blasés… Préférez les petites unités, ou les hôtels-clubs francophones qu’on trouve un peu partout dans l’île.

La Jamaïque est aussi une destination croisière. Plusieurs fois par semaine, d’immenses contingents de touristes américains débarquent le matin à Ocho Rios ou Montego Bay et se ruent en autocar vers les principaux sites touristiques qui sont pris d’assaut. C’est pourquoi il faut éviter d’aller le matin aux chutes de la Dunn’s River, le spot incontournable de la Jamaïque. L’excursion idéale consiste à se rendre d’abord à Nine Miles, le village natal de Bob Marley. Ici, la population voue un véritable culte au chanteur de reggae, d’autant que la manne touristique fait vivre tout le village depuis sa mort… Même si elle n’a rien de spontanée, cette visite est touchante, car le guide en dread-locks, au look rasta, qui a forcément connu le chanteur ou l’un de ses proches, raconte des anecdotes, et prend plaisir à chanter quelques-uns de ses tubes planétaires…

L’après-midi, les chutes d’eau sont un peu moins fréquentées, et c’est tant mieux, car vous allez les remonter à pieds ! Chaussés de semelles antidérapantes louées sur place, vous suivrez votre guide depuis la plage où se jette la rivière Dunn, à travers les rochers et les cataractes, pour remonter progressivement les chutes. Certains se donnent la main, d’autres pas… La pente assez faible permet de progresser facilement, et l’on se retrouve vite entouré de jungle, à glisser sur des toboggans naturels dans des vasques d’eau rafraîchissante ! Un escalier suit le parcours pour ceux qui ne veulent pas se mouiller, ou qui préfèrent prendre des photos…

L’autre excursion à ne pas manquer consiste à se rendre vers les Blue Mountain, la plus haute chaîne montagneuse de l’île aux splendides paysages verdoyants. Là, vous visiterez une plantation de café, qui produit l’un des meilleurs arabicas au monde, et vous déjeunerez au Strawberry Hills, un superbe hôtel de style victorien, appartenant à Chris Blackwell, producteur notamment de Bob Marley, dont vous pourrez voir les disques d’or…

Pratique

Y aller : de décembre à mars, Look Voyages affrète un vol hebdomadaire XL Airways de Paris à Montego Bay (9h de vol), destiné aux clients des hôtels revendus par le voyagiste. Le prix est donc inclus dans le prix du forfait des séjours. Autre solution : prendre British Airways et passer par Londres ou Miami. Mais cela rallonge le temps de vol, et le tarif, pas inférieur à 1000 €.

Se loger :

Lookea Jamaïca 3*, à Runaway Bay : agréables et vastes bungalows répartis dans un jardin luxuriant, sur une jolie plage de sable ombragée de cocotiers. Clientèle internationale, mais animation française ! http://www.look-voyages.fr

L’hôtel Sans Souci 4* :  à 10 mn d’Ocho Rios, un hôtel de 150 suites donnant toutes sur l’océan. Il a la particularité de posséder une piscine d’eau minérale, issue d’une grotte à proximité. Les hédonistes pourront se ressourcer en pratiquant le Pilates, la méditation ou le yoga au pavillon de fitness proposant également un salon manucure et pédicure, un salon de massage devant la mer, réflexologie…

Se restaurer : chez « Scotchies » à St-Ann’s Bay, une gargote réputée pour ses viandes marinées dans une sauce jamaïcaine, le jerk, et fumées au bois de piment. Un régal pour 3 € la part ! En coupe-faim, testez les chaussons fourrés au fromage ou à la viande épicée de chez Juicy Patties, une chaîne fast-food locale. Et pour manger comme un vrai rasta, allez au restaurant I Tal (végétarien) « Reggae Pot Rastarant » d’Ocho Rios, où Deano Wynter vous fera découvrir sa cuisine simple et goûteuse pour quelques dollars…

Que ramener : des colliers de coquillages, du café Blue Mountain, du rhum ambré Appleton, et toutes sortes de souvenirs dérivés du thème rasta : tee-shirts, chapeaux, sculptures… Quant à la ganja, elle se consomme sur place !