Irrésistible Cuba

Le mojito, le cigare, la langouste, les vieilles voitures américaines et les plages de rêve ? Oui, c’est ça Cuba, mais pas seulement. Cette grande île caribéenne séduit aussi par son architecture coloniale et par la gentillesse des Cubains, pour qui l’hospitalité c’est comme la salsa : une seconde nature !

CUBA Jolie cubaine

La Havane

A l’occasion de son 500ème anniversaire, La Havane s’est refait une beauté en restaurant certains bâtiments historiques de la vieille ville, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Les peintures fraîches aux couleurs pastels des maisons coloniales s’accordent avec celles, plus flashy, des opulentes voitures américaines des années 50. Louez l’une de ces décapotables avec chauffeur pour faire un tour de la ville. Ces plantureuses limousines mille fois rafistolées empruntent les belles et larges avenues en ouvrant une faille spatio-temporelle (et pas avec une DeLorean mais avec une Cadillac ou une Chevrolet !) qui fait entrevoir le temps où La Havane était une ville cossue, symbolisant le rêve américain… Mais si l’on s’éloigne dans les ruelles adjacentes, on découvre une réalité moins flatteuse, avec des immeubles en ruine et une population très pauvre. Pas de problème pour entrer dans les magasins d’Etat aux trois-quarts vides, ni pour circuler entre les étals chargés de fruits et légumes des petits marchés, car on se sent en sécurité, et les Cubains font tout leur possible pour être agréables si vous leur adressez la parole. Notamment pour guider vos pas vers les bonnes adresses… A ce propos, pour boire un verre, évitez les bars du Floridita ou de la Bodeguita del Medio, surtout en pleine journée : ils sont cités dans tous les guides, et leur sur-fréquentation gâche tout le plaisir que l’on peut avoir à siroter un daïquiri ou un mojito en écoutant de la musique cubaine. Préférez le bar du Nacional, un hôtel mythique qui a accueilli tous les personnages célèbres passés par La Havane depuis les années 30, ou bien celui sous arcades d’El Patio, sur la place de la cathédrale, ou bien n’importe quel petit bar avec des musiciens ! Faites une promenade sur le Malecon, le boulevard maritime où la population aime se retrouver pour pêcher ou flâner. Là encore, si vous discutez avec les Cubains, ils vous conseilleront de délaisser le cabaret Tropicana (un spectacle flamboyant style Las Vegas) pour celui plus authentique du Copa Room (anciennement Palacio de la Salsa) dans l’hôtel Habana Riviera (quartier général des mafieux Lucky Luciano et Meyer Lansky dans les années 50 !), où se produisent les meilleurs groupes cubains. On vous proposera peut-être des cigares, tombés du camion, ou présentés comme une super-promotion, mais la plupart du temps, c’est une arnaque et ces cigares, aussi maquillés qu’une jinetera (littéralement cavaleuse, donc prostituée) de boîte de nuit, n’ont ni la saveur ni la qualité des cigares vendus dans les hôtels ou dans les boutiques spécialisées.

D’ailleurs, l’une des visites incontournables qu’il faut faire à La Havane, c’est celle de l’usine de cigares La Corona. Des centaines d’ouvriers et d’ouvrières s’activent lentement (on est à Cuba, quand même…) dans de grandes salles empestant le tabac froid, et un guide vous arrête d’atelier en atelier pour expliquer les différentes étapes de fabrication d’un cigare. Cette diversion touristique ne perturbe pas les torcedores, qui manient, coupent et roulent les larges feuilles marron en un barreau de chaise oblong qui, une fois pressé et manucuré, devient un puro Monte-Christo, ou un Roméo et Juliette qui se consumera un jour entre les doigts d’un amateur de havane… Si ces marques renommées portent le nom de livres célèbres, c’est parce qu’il est de tradition, dans ces usines de cigares, qu’un ouvrier fasse la lecture à haute voix, une ou deux fois par jour, soit avec la presse locale, soit avec des romans. Les plus appréciés ou les plus lus, ont fini par donner leur nom à certains cigares !

Les villes coloniales du centre de Cuba

A 4 h de route à l’ouest de La Havane, Cienfuegos est une ville portuaire dont le centre-ville, construit au début du XIXème s. par des Bordelais, regorge d’édifices coloniaux néoclassiques. Vous trouverez les plus beaux bâtiments autour du Parc Marti, tel qu’un arc de triomphe ou le musée provincial, inspiré du Capitole de La Havane, lui-même inspiré de celui de Washington… Il faut arpenter le paseo el Prado, c’est l’avenue principale, dont le terre-plein central permet d’admirer, de part et d’autre, les belles maisons de couleur pastel aux arcades supportées par d’élégantes colonnades. Tout au bout de cette rambla, arrêtez-vous pour prendre un verre au yachtclub (1924), dont la terrasse offre une belle vue sur la marina et la baie.

Un peu plus au nord, Santa Clara possède également un beau patrimoine architectural autour du Parc Vidal, mais on y vient surtout pour célébrer la mémoire de Che Guevara, qui a connu ici en 1958 sa plus belle victoire, lors de l’attaque d’un convoi de train blindé. Ce glorieux épisode a conduit à la prise du pouvoir de Fidel Castro et à l’indépendance du pays. Sur le site même de l’attaque, quelques wagons se visitent, dans lesquels une exposition succincte relate l’événement, et l’on se demande pourquoi un bulldozer est surélevé sur un terre-plein en béton : c’est celui qui a servi à faire dérailler le convoi ! Cette bataille est aussi représentée sous forme de fresque sur le site du Mémorial dédié au Che. Au milieu d’une immense place (de la Révolution, bien sûr) trône une monumentale statue en bronze du guérillero en tenue de combat, le bras gauche en écharpe, dont le piédestal porte gravée sa célèbre formule : « Hasta la victoria siempre » !

Encore une heure de route vers le nord et voici Sagua-la-Grande, ville fondée en 1812 par les Espagnols, pour servir de port d’exportation du sucre et de la mélasse. Comme c’était aussi un port de pêche dynamique, qui envoyait le poisson aux USA, la petite ville a connu une période de prospérité, ce qui explique la taille impressionnante de son église, et l’architecture néo-classique des bâtiments qui l’entourent. Sagua-la-Grande n’étant pas (encore) sur les circuits classiques des voyagistes, elle est très peu fréquentée par les touristes, et le voyageur qui la découvre aujourd’hui a un peu l’impression d’être le premier à fouler ces trottoirs éventrés, ces rues trop larges pour une circulation erratique, où les rares bagnoles américaines font vraiment leur âge, et où les vélos et triporteurs (avec ou sans frein !) transportent dans d’invraisemblables équilibres, bêtes, gens, victuailles et encombrants. Les Cubains vous dévisagent un peu plus qu’à l’accoutumée, mais sans insistance, et si l’on engage la conversation, ils veulent tout savoir de vous, votre nationalité, de quelle ville vous venez, et surtout ce que vous faites ici ! Il faut dire que l’animation est limitée, il n’y a guère qu’un bar ouvert le soir, et à priori pas grand-chose à visiter, à part un musée de la musique regroupant quelques vieux instruments. Il faut voir le pont en fer qui enjambe la Sagua, appelé immodestement « el Triunfo », et prendre un verre sur le toit-terrasse du seul hôtel correct de la ville, le Sagua. Lorsque la marina d’Isabela-de-Sagua, à une dizaine de km de la ville, sera fonctionnelle, et que les cayos situés au large seront accessibles, cette paisible bourgade coloniale constituera une halte non dénuée de charme et une alternative pertinente aux excursions plus lointaines vers le sud-est de l’île.    

Au sud de ces deux villes, Trinidad est un bijou de ville coloniale, qui n’a pas bougé ou presque depuis sa période de prospérité au milieu du XIXème s., lorsque l’industrie sucrière battait son plein. Conservé « dans son jus » (de canne), le centre-ville est si bien préservé qu’il est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Pour en avoir le meilleur aperçu, il faut monter au sommet de la tour du Palais Canterro, une superbe édifice aux immenses pièces ornées de peintures italiennes, réparties autour d’un patio rafraîchi par une grande fontaine (on dit que lors des réceptions, à la Belle Epoque, elle glougloutait du champagne !). Le palais abrite les collections hétéroclites et poussiéreuses du musée historique municipal, et l’on peut se contenter de monter directement au sommet de la tour pour avoir une vue panoramique sur la ville, dont les clochers blancs des églises se découpent sur les montagnes verdoyantes qui l’entourent. Baladez-vous ensuite dans les ruelles pavées bordées de maisons coloniales aux teintes pastel, vous découvrirez un Cuba provincial et paisible, où les habitants vous parleront de la douceur d’y vivre, tout en se balançant sur leur rocking-chair collé contre les grilles en fer forgé qui enserrent la plupart des fenêtres en rez-de-chaussée. Il y a des groupes de musiciens dans tous les bars et sur toutes les placettes. Au Cancanchara, goûtez au vieux cocktail cubain qui a donné son nom au bar, à base d’eau de vie de canne, de citron vert et de miel. Qui n’a pas siroté un cancanchara ou un mojito dans un bar de Trinidad, n’a pas la moindre idée du plaisir qu’on peut avoir à voyager à Cuba !

Et les plages ?

Toutes les plus belles plages de Cuba, facilement accessibles, se situent sur la côte nord, ourlées par les eaux chaudes et translucides de la mer des Caraïbes. En effet, la plupart des fleuves se dirigent vers le sud, déversant sur cette côte les sédiments qu’ils charrient. Les plages y sont donc moins belles… Le problème, c’est que les plages du nord sont presque toutes occupées par des zones hôtelières denses et sans charme, y compris celles qui sont situées sur des îlots, les cayos. Vouloir trouver une plage de rêve déserte à Cuba relève de la gageure, à moins de parler espagnol, de voyager en autonomie en utilisant les erratiques transports en commun locaux, et d’accepter de loger chez l’habitant dans des conditions de confort sommaires… Les plages situées dans les îlots au large de Sagua-la-Grande (notamment à cayo Esquivel) correspondent à ce profil, mais à l’heure actuelle, elles sont encore inaccessibles… Pour profiter des plages de sable blanc corallien et des lagons couleur émeraude, il faudra donc loger dans un resort « tout compris » de Varadero, de cayo Coco ou de cayo Santa Maria. Cette dernière île, accessible par une digue de 50 km de long, a conservé une plage ouverte aux Cubains, et une autre très peu fréquentée, qui est un petit bijou : la Perla Blanca…

Pratique

Trois compagnies desservent La Havane en 10 h de vol : Air France, Corsair et Air Caraïbes. A partir de 600 € A/R.

Havanatour et Sol Latino, les voyagistes spécialistes de Cuba, ont une offre complète de circuits, autotours et séjours. TUI propose un circuit accompagné « Terres Cubaines » d’une semaine, à partir de 1600 €/p.

Bonnes adresses

Elegancia Suites Habana : maison d’hôte de charme dans le quartier calme de Vedado, avec terrasse, jacuzzi et personnel parlant français. 3 fois par semaine, en fin d’après-midi, une cantatrice cubaine vient chanter a cappella pour les clients : l’opéra à l’apéro, c’est classe ! A partir de 120 €/ch en B&B.

CUBA – La Havane A l’Elegancia suite Habana, un hôtel E dans le Vedado

Nacional (5*), à La Havane : pour son ambiance surannée, son bar mythique, sa terrasse vue mer, et ses chambres historiques nommées d’après les personnalités qui y ont séjourné. A partir de 230 € la ch double, en B&B.

Hotel La Ronda, à Trinidad : Hôtel E (comme Encanto, enchantement) avec chambres confortables donnant sur un patio. A partir de 100 € la ch double en B&B.

Paladar Ceiba, à Trinidad : pour déguster une langouste grillée (spécialité de la maison) en terrasse, à l’ombre d’un énorme fromager. Compter 25 € le déjeuner.

CUBA – Trinidad Langouste grillée au restaurant Ceiba

La Casa del Habano, dans l’hôtel Melia Cohiba : c’est le meilleur endroit pour acheter des cigares : très grand choix, bons conseils, prix corrects. Propose également de vieux rhums.

A lire : Portraits de La Havane, de Valérie Collet (Hikari éditions), où 14 Havanais parlent de leur ville en donnant leurs adresses préférées.  

Destination Cuba : c’est un magazine gratuit consacré uniquement aux attraits touristiques de l’île. Il est distribué lors du Salon mondial du Tourisme, à la Porte de Versailles, à Paris (14-17 mars). On le trouve aussi à l’Ambassade de Cuba (14 rue Presles, 75015 Paris), à l’Office du tourisme Cubain (2 passage du Guesclin, 75015 Paris), ainsi que dans une centaine d’agences de voyage.

CUBA Rhum et coco, les deux mamelles de Cuba

Québec : la route des explorateurs

Sur les traces des premiers colons et des chercheurs d’or, partez de Montréal pour explorer le nord-ouest québécois, en traversant de vastes territoires sauvages de forêt et de lacs. Le Canada comme on le rêve…

La route des explorateurs

Au 17ème siècle, alors que les rives du Saint-Laurent ne dénombraient que quelques comptoirs de commerce de fourrure, l’Ouest du Québec était une vaste étendue de forêt parsemée d’une myriade de lacs. Ce n’est qu’à la fin du 19ème siècle que les premiers colons fondèrent des villages au nord de Montréal, ouvrant la voie pour une exploration vers le nord de ce territoire sauvage qui n’était parcouru que par les peuples autochtones et les trappeurs. Depuis l’aéroport de Montréal, louez une voiture et rejoignez Saint-Jérôme, où débute la route des Belles Histoires. Le long de cette route pittoresque qui suit la trace des premiers explorateurs, vous découvrirez des villages charmants (Saint-Sauveur, Val-David, Sainte-Agathe-des-Monts…) et de vielles gares reconverties en musée, qui racontent des histoires en effet peu banales : celle du curé Labelle, un colosse qui fut à l’origine de la colonisation de la région en obtenant la création d’une ligne de chemin de fer ; ou celle de Jackrabbit, un Norvégien qui amena la pratique du ski de fond au Canada, et qui skiait tous les jours à plus de 100 ans ! Une piste cyclable longe l’ancienne voie de chemin de fer (le P’tit Train du Nord), très agréable à faire en été, et qui se transforme en piste de ski de fond l’hiver…

Sur le territoire de l’ours, du loup et de l’orignal

Le village de Mont-Tremblant est situé à la lisière du plus grand parc national du Québec : 1500 km² de forêt, 400 lacs, 6 rivières parsemées de chutes et de cascades, et un doux relief créé par la chaîne des Laurentides. Bref, un paradis pour les amoureux de la nature, la vraie. Celle où l’on aperçoit un loup au bord de la route, celle où l’on peut voir le castor ou l’orignal depuis son canot, celle où un cerf de Virginie bondit sur le sentier devant votre VTT, et celle où le raton-laveur furète la nuit autour des tentes pour chercher de la nourriture… C’est aussi le territoire de l’ours, mais sa rencontre est très rare, heureusement ! Des randonnées guidées et des sorties en canoë sont organisées avec des guides, mais il est possible de s’aventurer dans ces forêts et sur ces lacs en liberté, car les sentiers sont très bien fléchés. Au bout d’un moment, en se retrouvant seul dans la nature, on ressent probablement le même frisson que les anciens coureurs des bois, un frisson provoqué autant par la fascinante beauté de ces espaces vierges, que par notre peur ancestrale devant la vie sauvage…

Reprenez la route 117 (la transcanadienne) vers le nord jusqu’à Mont-Laurier, et rejoignez le parc de la Montagne du Diable. Un nom surprenant, faisant écho au lac Windigo (diable en algonquin), deux sites pourtant magnifiques et paisibles. Quelques chalets posés au bord d’un lac permettent de poser ses valises afin d’explorer, à pieds ou en VTT, les forêts alentours. C’est là que j’ai rencontré Carl Blondin, un trappeur qui m’a montré la diversité des fourrures qu’il prépare avec des animaux chassés l’hiver : martre, zibeline, renard, loup, loutre, ours… Il connaît et il aime tellement les hôtes de ces bois, qu’il arriverait à convaincre un anti-chasse du rôle utile du trappeur en tant que régulateur des populations d’animaux. Oui, il assure aimer ces animaux, même s’il les tue, en tout cas il leur montre du respect à la façon des autochtones, en utilisant tout ce qu’ils peuvent apporter aux hommes (viande, graisse, fourrure, griffes…). Et en plus, il leur « redonne vie » en étant taxidermiste. Il faut entendre Carl imiter le cri de l’orignal en rut pour comprendre à quel point il est en symbiose avec la nature dans laquelle il vit…

L’étape coup de coeur

A 30 minutes de voiture de ce parc, une piste poussiéreuse mène au bord du lac Baskatong, un immense réservoir artificiel qui forme comme une petite mer intérieure. D’ailleurs, l’été, ses rives sont prises d’assaut par des familles de Québécois, qui viennent y camper en autonomie, canoë sur la galerie. Mais ce lac est si grand que chacun peut profiter de son petit bout de paradis, en étant seul au monde… D’un coup de bateau, ces  Robinson de la Belle Province viennent déjeuner ou dîner au Rabaska Lodge, un campement d’une vingtaine de bungalows qui possède un très bon restaurant. Plus que ses poissons grillés ou ses chalets posés au bord du lac, ce resort vaut surtout pour l’accueil de Dominique et Martin, un couple franco-québécois dont la gentillesse et la bonne humeur vous donnent l’impression d’être des amis de la famille ! Le matin, promenade en forêt, l’après-midi, mini-croisière, ski nautique ou partie de pêche sur le lac… Le soir, c’est un plaisir à nul autre pareil de s’asseoir au bord du lac avec une bière (ou dans le jacuzzi posé sur la terrasse !), et de contempler le coucher de soleil en écoutant la nature qui se prépare à la nuit. Comme la civilisation est lointaine ! Qui n’a pas entendu le cri déchirant du huard (oiseau lacustre), celui lancinant du ouaouaron (grosse grenouille), ou celui glaçant du coyote, n’a pas ressenti ce frisson mêlé d’extase qui vous saisit pendant ces instants d’une pureté originelle.

Or vert, or jaune

Toujours plus au nord, la transcanadienne traverse l’immense réserve faunique de la Vérendrye, et pendant plus de 200 km, le rideau compact des épinettes s’ouvre et se ferme à l’infini sur des lacs ou des marais, comme autant de fenêtres sur un monde sauvage et beau. Retour à la civilisation à Val-d’Or, en Abitibi-Témiscamingue. Cette cité minière a poussé comme un champignon dans les années 1930, et prospère grâce à son or vert (l’exploitation forestière), et à celui qui est extrait du sous-sol. La « cité de l’or » permet de découvrir le mode d’extraction de l’or et les terribles conditions de travail des mineurs d’autrefois. On descend dans les galeries avec un petit train, et un guide vous promène dans ces boyaux humides en expliquant précisément comment attaquer les veines de pierre avec des marteaux-piqueurs ou de la dynamite, comment remonter le minerai, comment s’éclairer, comment respirer, etc… Le moment le plus passionnant est quand un opérateur fait couler du métal en fusion, et que l’on voit apparaître une petite boule d’or pur ! Le village minier adjacent de Bourlamaque regroupe des maisons faites en gros rondins de bois, qui sont des versions modernes de la mythique cabane au Canada.

 

Un refuge au poil

Continuez vers le nord pour rejoindre Amos, où se trouve le refuge Pageau. Dans cet asile pour animaux blessés ou orphelins, vous pourrez observer de près toute la faune des forêts alentour. Les animaux qui sont trop infirmes ou trop habitués à l’homme pour être relâchés dans la nature, sont des résidents permanents, et une fiche détaille leur infortune : accident de la route, électrocution, kidnapping, mère tuée par des chasseurs… Marie-Frédérique Frigon s’occupe avec une attention touchante de ces animaux infortunés, et entretient une étonnante complicité avec les loups qu’elle a nourris au biberon… Certains résidents permanents portent des noms, tel que Chubaka le porc-épic, qui prend délicatement entre ses dents l’amande qu’on lui donne, ou tel que Marcel l’orignal,  qui tend volontiers son énorme museau pour une caresse. S’il n’y a pas trop de monde, vous pourrez aussi nourrir ces attachants pensionnaires du refuge, et vous capoterez ben raide ! (vous adorerez)

 

A savoir :

  • De mai à juillet, vous serez importunés par les maringouins (moustiques). Préférez septembre et début octobre, lorsque les érables repeignent la forêt des chaudes couleurs de l’été indien.
  • L’itinéraire décrit dans cet article s’arrête à Amos, mais en fait, la véritable « Route des Explorateurs » continue jusqu’à Rouyn-Noranda (où l’on peut prendre un avion pour revenir à Montréal), et traverse la province de l’Outaouais en passant par Ottawa.

 

Pratique

Y aller : Air Transat propose un vol quotidien et direct pour Montréal depuis Paris, à partir de 375 € A/R.

Forfait : Le voyagiste Jetset propose un autotour en liberté de 12j/11 nuits qui suit la « route des explorateurs », à partir de 1529 €/p incluant l’hébergement et la location de voiture. http://www.jetset-voyages.fr/visionneuse/_2018/Jetset_Voyages_-_Brochure_2018_am_nor.pdf

Bonnes adresses

Le Baril Roulant, à Val David : auberge qui brasse ses propres bières et qui réinvente avec talent le plat national québécois, la poutine. Propose aussi l’hébergement, en chambre ou dortoir.

Le Rabaska Lodge, à Ferme-Neuve : étape réconfortante après une randonnée ou une partie de pêche. A partir de 130 € la nuit (2 nuits min).

Le Prospecteur, à Val d’Or : microbrasserie qui propose un délicieux burger au wapiti, ou des pâtes à la sauce bolognaise de cerf rouge !

Hôtel Albert Best Western, à Rouyn-Noranda : chambres spacieuses et confortables. A partir de 100 €/ch double.

A lire

Le guide Ulysse Québec, le meilleur de tous les guides sur cette destination ! Sur leur site, il est même possible de télécharger des chapitres, selon les régions.  https://www.guidesulysse.com/

Se renseigner

www.quebecoriginal.com ; www.laurentides.com ;  www.tourisme-abitibi-temiscamingue.org

J'ai trouvé mon lac à Ferme-Neuve (Québec) !
J’ai trouvé mon lac à Ferme-Neuve (Québec) !

La République Dominicaine, de plages en plages

A la sortie de l’hiver, qui n’a pas envie de soleil, de plages de rêve et de cocotiers ? De partir en famille pour un prix abordable ? La République Dominicaine répond magnifiquement à ces attentes. Partageant une île des Caraïbes avec Haïti, ce grand pays dispose d’assez de plages pour pouvoir y passer chaque année une semaine dans un endroit différent, jusqu’à la fin de ses jours ! Cela finit par se savoir, et chaque hiver des milliers de touristes européens, américains et canadiens débarquent par charters entiers dans ses aéroports. Car – c’est un autre avantage – ce pays compte cinq aéroports internationaux, qui permettent d’atterrir au plus près des plages de son choix.

LA REPUBLIQUE DOMINICAINE Île de Saona

Boca Chica et Juan Dolio (aéroports de Saint-Domingue ou de La Romana)

Points forts : plages à très faible pente (idéal pour les jeunes enfants), et récif corallien très proche. Les zones de baignade des hôtels sont des aquariums naturels où l’on voit des poissons même tout près du bord ! La proximité de la capitale permet de passer une journée culturelle. En effet, Saint-Domingue a été la première ville du Nouveau Monde, et l’on y admire de superbes édifices coloniaux de cinq siècles. En arpentant la calle de las Damas, dans le centre historique, vous serez séduits par la beauté de ces palais de roche corallienne dont certains sont transformés en musée.

L’autre point fort, est l’attractivité des prix du logement dans les petits hôtels de cette zone.

Points faibles : une prostitution trop voyante à Boca Chica, des plages bondées et bruyantes, car très populaires. Côté hôtelier, il y a de tout, mais dans la petite hôtellerie économique, cela peut être assez roots, voire pas très propre ni très sûr…

 

Bayahibe (aéroport de La Romana)

Points forts : immenses plages de sable blond baignées par les eaux claires et calmes de la mer Caraïbe. La playa Laguna, par exemple, est l’une des plus belles de toute l’île ! Bayahibe est un petit village de pêcheurs qui est le point de départ des bateaux pour l’île Saona. C’est l’excursion la plus prisée en République Dominicaine, et l’on pourrait s’étonner que tant de touristes quittent les superbes plages de leur hôtel pour aller sur une île qui n’a rien d’autre à offrir que… ses plages. Oui mais, quelles plages ! En chemin, les bateaux s’arrêtent en général sur un haut fond sableux, pour que les touristes puissent barboter dans une eau turquoise au milieu des poissons en sirotant une boisson fraîche. Puis ils longent les mangroves peuplées d’oiseaux, et débarquent pour déjeuner sur l’une de ces plages parfaites, où les cocotiers élancent leurs troncs effilés vers le ciel en faisant exploser leur ramure verte, comme un feu d’artifice végétal. Sachant que l’île est très fréquentée, il est utile de payer un peu plus pour se faire déposer plus loin que la plage principale. Par exemple vers Mano Juan, un village de pêcheurs tranquille dont les habitants mettent de l’huile dans leurs sardines en vendant des toiles naïves et colorées…  Juste avant de reprendre l’avion, s’il vous reste quelques heures, faites vous amener à los Altos de Chavon, non loin de l’aéroport. C’est un complexe touristique situé en surplomb de la rivière Chavon, avec un golf, où se trouve l’étonnante reconstitution d’un village médiéval italien ! Ce décor spectaculaire a servi de cadre pour des scènes d' » Apocalypse Now  » et de « Rambo ». C’est aussi un centre culturel et artistique qui abrite notamment une école d’art, une école de design affiliée à la Parsons School de New York, et un riche musée archéologique précolombien. 

Points faibles : je n’en ai pas vu. C’est pour moi l’un des meilleurs spots de la Rep’ Dom’ !

La côte des cocotiers (aéroport de Punta Cana)

Points forts : Punta Cana et Bavaro sont les plages les plus connues de la côte des Cocotiers, située à la pointe Est dans la partie la moins arrosée de l’île, et qui aligne 50 km de plages de rêve. On y trouve l’offre la plus étendue d’hôtels et d’activités nautiques. C’est l’idéal pour ceux qui viennent chercher le soleil des tropiques, et rien d’autre. Enorme choix d’hôtels à tous les prix.

Points faibles : la concentration des hôtels qui sont collés les uns aux autres. C’est le royaume du all inclusive pour pas cher, avec du rhum bas de gamme au bord de la piscine, des soirées dansantes (et navrantes) et des buffets insipides… A noter aussi l’éloignement de l’excursion à l’île Saona (3 h de bus A/R).

 

 

La péninsule de Samana

Points forts : La péninsule de Samana est occupée en son centre par une cordillère montagneuse couverte d’une végétation luxuriante, offrant des paysages d’une sauvage beauté. Ici, pas de grands resorts, mais des petits hôtels de charme. De nombreux français se sont installés à Las Terrenas, village dévolu à un tourisme plutôt haut de gamme. La péninsule compte les plus belles plages de l’île, en tout cas les moins fréquentées, telles que playa Coson, playa Rincon ou celles de l’adorable îlot cayo Levantado. Trois excursions exceptionnelles : une journée en bateau pour découvrir le parc naturel de Los Haïtises, une randonnée à cheval dans la forêt qui aboutit à la splendide cascade d’El Limon, et l’observation des baleines à bosses qui viennent se reproduire dans la baie de mi-janvier à mi-mars.

Points faibles : Sa difficulté d’accès : 3 h de route depuis le plus proche aéroport international. Le mauvais état des routes et la présence bruyante des motos et des quads.

 

La côte nord (aéroport de Puerto Plata)

Points forts : Ses plages, encore, qui font le succès des stations de Puerto Plata, de Sosua et de Cabarete. Ici, c’est l’océan Atlantique qui baigne les plages plantées de cocotiers, et les vagues sont au rendez-vous. Cela fait le succès de Cabarete, station balnéaire jeune et sportive, très animée le soir, fréquentée par les amateurs de surf et de kite-surf. Puerto Plata est plus familiale, et a l’avantage d’être le point de départ d’excursions dans l’intérieur montagneux du pays. En passant par Santiago, pour visiter une fabrique de cigares, vous irez jusqu’à Jarabacoa, pour pratiquer des sports d’aventure dans la jungle tropicale : rafting, canyoning, randonnée pédestre ou équestre, quad… Ne manquez pas non plus de visiter Puerto Plata, qui recèle de jolies maisons coloniales en bois, et dont le musée de l’Ambre est passionnant. On y apprend tout de cette résine fossile dont certains fragments renferment des moustiques qui ont probablement piqué des dinosaures !

Points faibles : la circulation délirante de Puerto Plata et de Santiago, et la pollution qui en découle.

 

PS : Je tiens ici à remercier Philippe Ramond, journaliste et ami qui a effectué ce reportage avec moi, et qui n’a pas hésité à me prêter son appareil photo au début du séjour lorsque mon réflex est tombé à la mer. Les 3/4 des photos de ce reportage ont donc été faites avec l’appareil numérique dont il s’est privé, et je lui en serai reconnaissant jusqu’à la fin de mes jours !

LA REPUBLIQUE DOMINICAINE Philippe Ramond

Pratique

Ce reportage ayant été réalisé il y a 15 ans, les adresses et les prix relevés alors ne sont plus valables.

J’ai cependant particulièrement apprécié :

Le Gran Bahia Principe Levantado (5*), à Samana (style victorien)

Le Viva Wyndham Dominicus Palace (5*), à Bayahibe.

Le Bahia Las Ballenas de Las Terrenas (petit hôtel de charme)

Le Rancho Baiguate de Jarabacoa (roots)

Le Nicolas de Ovando (5*), à St-Domingue (dans bâtiment historique)

LA REPUBLIQUE DOMINICAINE Saint-Domingue Chambre du Sofitel Nicolas de Ovando

 Se renseigner

http://www.godominicanrepublic.com/fr/

LA REPUBLIQUE DOMINICAINE Coucher de soleil vers Juan Dolio

Salvador da Bahia de plage en plage

Tout comme Bora-Bora, Ushuaia ou Zanzibar, Salvador da Bahia est un nom magique qui fait surgir devant nos yeux des images de carte postale : un soleil généreux, des cocotiers, des plages immenses sur lesquelles de beaux garçons jouent au « futebol », et des créatures au corps de rêve qui se déhanchent sur un air de samba… Et c’est tout à fait cela ! Mais la réalité dépasse le fantasme, car vous trouverez aussi à Salvador un peuple festif et accueillant, une culture fascinante, un festival de couleurs, de saveurs et de fragrances…

BRESIL - Salvador Da BahiaBahianaise dans le Pelourinho
BRESIL – Salvador Da Bahia Bahianaise dans le Pelourinho

Installée sur un promontoire dominant la Baie de Tous les Saints (appelée ainsi parce qu’elle a été découverte par les portugais un jour de Toussaint), Salvador de Bahia est une ville très étendue à l’expansion galopante, dont on ne visite généralement que le quartier historique, le Pelourinho. Ce quartier très populaire regorge d’églises baroques et de somptueuses demeures à l’architecture coloniale portugaise. Dans les ruelles pavées et escarpées autour du Large do Pelourinho, les boutiques de souvenirs alternent avec les échoppes d’artisans. Vous y rencontrerez peut-être Gaïa, une ancienne danseuse de revue qui peint le Pelourinho dans le style local, naïf et très coloré, ou bien Bira Reis, un iconoclaste maître de percussions dont le magasin d’instruments de musique est le repaire des musiciens de Salvador, ou encore Maria Costa, propriétaire du magasin de bijoux et de pierres précieuses de Lasbonfim, qui s’exprime dans un français parfait (sur le Terreiro de Jesus)…

Classé Patrimoine Mondial par l’Unesco, le Pelourinho repeint régulièrement ses hautes maisons coloniales de jolies teintes pastel, mais avec le temps, les façades se couvrent d’humidité et s’écaillent. Pourtant, ce délabrement n’arrive pas à ôter son charme à ce quartier populaire où déambulent de plantureuses bahianaises enveloppées dans leurs amples robes colorées. Le soir, surtout, Salvador ensorcelle. Une odeur de friture flotte dans l’air qui porte les échos cuivrés d’une trompette, les frappes sourdes d’un tambour, ou les accords languides d’une guitare. Salvador se prépare à faire la fête. Si c’est mardi ou samedi, une folie douce s’empare du quartier : des musiciens s’installent à chaque coin de rue, les rythmes s’entrechoquent et font chavirer de bonheur la foule en liesse qui danse et fait la fête jusque tard dans la nuit… Et il paraît que ce n’est rien comparé au carnaval de février !

Après une folle nuit de musique, de danse et pourquoi pas d’amour, rien ne vaut une journée à la plage. Oui, mais laquelle ? Salvador et ses environs en comptent tellement ! Le plus simple est de se mêler à la population locale sur les plages publiques de Porto da Barra, mais c’est un peu encombré et bruyant. Il est plus reposant de choisir l’une des stations balnéaires situées au nord de Salvador. Par exemple à Praia do Forte ou Costa do Sauipe, deux magnifiques plages bordées de cocoteraies où des resorts de luxe proposent toutes sortes d’activités sportives, des excursions, des massages et même des cours de capoeira (voir encadré). Pour une approche plus authentique du Brésil, rejoignez Morro de São Paulo, une petite île située à 20 minutes d’avionnette au sud de Salvador. Ce petit paradis est une station balnéaire exclusivement pédestre (on emmène vos valises en brouette !), construite à l’extrémité d’une île escarpée et verdoyante, et enroulée autour de quatre plages successives. Les trois premières sont très fréquentées, mais la N°4 est une immense plage de sable blanc quasi déserte où l’on enlève le haut (et le bas) sans crainte d’être gêné. D’ailleurs, la pudeur n’étouffe pas les brésiliens ni les brésiliennes, dont le « fil dentaire » (le string), ne cache pas grand-chose de leur anatomie… Tous les soirs, c’est la fête sur la plage N°2, sur laquelle se concentrent les bars branchés, les discothèques, et les vendeurs de cocktails de fruits tropicaux. Si vous ajoutez à ces savoureux cocktails de la cachaça (l’alcool de canne à sucre local), vous prolongerez certainement la fête, comme tout le monde, sur le sable ou dans l’eau, en dansant la samba ou la bossa nova ! « Tudo bem » ! Tout va bien, comme on le répète toujours ici… 

La capoeira

La capoeira, issue d’une lutte africaine rituelle, est une fascinante discipline fusionnant la danse, la musique et le sport. Pratiquée partout au Brésil, mais surtout à Salvador da Bahia, où cet art s’est particulièrement développé, c’est un simulacre de combat où deux lutteurs s’affrontent sans jamais se toucher, en une chorégraphie féline et acrobatique, rythmée par un chant syncopé, deux percussions et un berimbau (arc musical). On reste bouche bée d’admiration devant ces performances athlétiques si esthétiques.

PRATIQUE

Y aller : La TAP (0 820 319 320) propose des vols quotidiens Paris/Salvador via Lisbonne.

Plusieurs voyagistes proposent des séjours à Salvador da Bahia avec ou sans combiné avec Morro de Sao Paulo : Marco & Vasco, TUI, Voyageur du Monde, Directours…

A savoir :

Durée de vol : 9 h 30 en vol direct

Décalage horaire : – 4 h en hiver ; – 5 h en été

Meilleure saison : toute l’année, mais les saisons sont inversées. En hiver, il fait chaud et humide !

A lire : Le Lonely Planet « Brésil » ; « Bahia de tous les saints » de Jorge Amado (Gallimard)

Se renseigner : Office du tourisme du Brésil : 34, cours Albert 1er, 75008 Paris (01 45 61 63 76)

Le Nouveau-Brunswick, c’est l’ fun

Située à l’Est du Québec, cette province canadienne francophone et francophile comble tous les amateurs de grands espaces, de spectacles… et de homard !

            Savez-vous qu’ici, à force de placoter (discuter), on peut finir par achaler (ennuyer) son interlocuteur ? Mais pas au point de le faire zire (le dégoûter) et qu’il se garroche (se jette) sur vous ! En effet, rares sont les endroits du monde où les Français sont si appréciés et si bien accueillis. Surtout en Acadie, cette région côtière du Nouveau-Brunswick où nous sommes considérés comme des « cousins » ! Certes, ils parlent un français rocailleux truffé de mots que l’on ne comprend pas, issus du vieux français ou d’anglicismes francisés (cet idiome savoureux s’appelle le chiac), mais en général on arrive toujours à comprendre le sens de la phrase. Même le nom d’Acadie est probablement une déformation de « Arcadie », nom donné à cette bande côtière par ses découvreurs en 1524, et faisant référence à une région de Grèce idyllique pour les poètes de l’époque. D’autres historiens prétendent que ce nom proviendrait de algatig, signifiant lieu de campement en langue autochtone micmac. Quoi qu’il en soit, l’Acadie est aujourd’hui une région non officielle, regroupant une communauté culturelle francophone, dont la plus grande partie se trouve au nord et à l’est du Nouveau-Brunswick. Rappelons que cette province canadienne est située dans le golfe du Saint-Laurent, entre l’état du Maine aux Etats-Unis, et la péninsule québécoise de la Gaspésie.

Un documentaire animalier en version orig(i)nal 

C’est le Canada fantasmé, avec ses grandes forêts d’épinettes peuplées d’orignaux, et la démesure de ses espaces naturels. Certains en mettent plein la vue, comme la baie de Fundy et ses Hopewell Rocks, de gigantesques pitons rocheux érodés par les marées les plus hautes du monde ! Avec jusqu’à 16 m de marnage, à marée haute, les rochers de la plage couleur chocolat se transforment en ilôts, et c’est ben l’fun de circuler entre eux en kayak de mer… Dans le parc national de Kouchibougnac, on peut aller observer une colonie de loups marins (phoques gris) en canot traditionnel indien, c’est aussi très sympa ! Comme ils sont allongés sur le sable, au début on ne les voit pas, mais on commence par les sentir, puis on les entend, et enfin, arrivé à une cinquantaine de mètres, on les voit se mettre à l’eau et perdre leur attitude pataude et leur crainte pour venir ondoyer près du canot…  A Acadieville, il faut aller voir Richard Goguen, car il a installé une cabane dans les arbres pour permettre d’observer de très près et en toute sécurité des ours bruns en liberté.  Appâtés par de la nourriture déposée au bas des arbres, ils arrivent sans trop se méfier et finissent par oublier qu’on est là. Vous allez capoter (adorer) !

Une culture acadienne réjouissante

Mais il n’y a pas que la nature qui soit étonnante icitte. La culture aussi, et comme les acadiens sont très fiers de leur langue et de leurs traditions, ils le font savoir en organisant un grand festival estival à Caraquet (voir Pratique). Deux autres lieux sont très chers au coeur des Acadiens : le village historique acadien (près de Caraquet), et le Pays de la Sagouine (près de Bouctouche). Le village historique, comme son nom l’indique, vous parlera du passé à travers des reconstitutions d’habitat, avec des personnages en costumes pratiquant les activités d’autrefois. Si vous n’êtes pas fans de ce  genre d’écomusée, il est vrai un peu trop folklorique, vous découvrirez de façon plus vivante et festive la culture acadienne au « pays de la Sagouine ». C’est une petite île nommée ainsi en référence à un personnage inventé par la célèbre romancière acadienne Antonine Maillet, dont on célèbre ici l’oeuvre et la mémoire. Cet îlot est occupé par la scène ouverte d’un village de pêcheurs au temps de la prohibition, et l’on rit à se tordre en assistant au monologue de la Sagouine, cette fille de pêcheur de morue, truculente et impertinente, devenue la porte-parole de tout le peuple acadien. Entre les spectacles, des musiciens font danser les spectateurs au son du violon et du banjo… C’t’au bout’ !

Langouste ? Non. Homard, si !

Pour souffler un peu, sachez que vous trouverez sur la côte acadienne de magnifiques et longues plages de sable fin, comme à Cap Pelé, Miscou ou Shédiac. Elles sont propres et bien équipées, mais comme la température de l’eau est souvent assez frisquette, on ne s’y baigne pas bien longtemps. Un court bouillon au pays du homard, en somme ! Car Shédiac est la capitale régionale (voire mondiale) du homard. Il s’en pêche tant dans les environs que l’on en sert même dans les sandwichs ! Vous pourrez partir en croisière sur un bateau de pêche pour relever des casiers, mais le plus simple est de s’attabler avec une grande serviette autour du cou pour déguster à un prix imbattable du homard à volonté !

Pratique

Y aller : Air Transat (0825120248 ou http://www.airtransat.fr) a jusqu’à 3 vols directs par jour Paris-Montréal. Le plus simple est de louer une voiture à Montréal, qui est à 6 h du Nouveau-Brunswick. Sinon, Air Canada a des vols quotidiens vers Moncton.

Se loger :

Chalets de l’Aboiteau, à Cap Pelé : chalets 2 ch équipés à l’américaine, à 50 m de la plage, à partir de 110 €/j. www.chaletsaboiteau.ca

Maison Tait, à Shédiac : élégante et charmante maison en bois de 1911 avec parquet qui grince, lits à baldaquin et portraits de famille… Le chef de son restaurant concocte une savoureuse et raffinée cuisine acadienne. Chambres doubles à partir de 120 €/nuit, comptez 40 € pour le dîner. www.maisontait.com

Bonnes adresses :

Tides Restaurant, à Alma : pour ses fruits de mer, sa chaudrée aux poissons, sa vue mer… et ses colibris qui viennent voleter sous vos yeux ! Compter 25-30 €/p.

Pirate de la Mer, à Bouctouche : restaurant populaire où l’on fait la queue pour de copieux lobster rolls (sandwichs remplis de homard décortiqué avec frites maison) pour moins de 5 € !

A savoir

Les deux premières semaines d’août, Caraquet accueille le Festival acadien, l’évènement culturel majeur annuel du Nouveau-Brunswick. La chanson francophone et le théâtre sont à l’honneur, mais il y a aussi dans toute la ville des spectacles d’humour et de poésie, sans oublier le célèbre Tintamarre, un défilé carnavalesque qui clôt en beauté cette fête très populaire, symbole de la vitalité de l’identité culturelle acadienne.  http://www.festivalacadien.ca

Se renseigner : http://www.tourismenouveaubrunswick.fr

CANADANouveau-Brunswick
CANADA Nouveau-Brunswick Percy, un guide en or massif

La Riviera Maya au Yucatan

Connue pour avoir été le berceau de la civilisation Maya, la péninsule du Yucatan est aussi l’une des plus belles destination balnéaire des Caraïbes. Loin de la cohue de Cancun, partez à la découverte de ces plages de rêve, jamais loin d’un temple ou d’un site Maya…

La Riviera Maya
MEXIQUE – Yucatan Tulum, sur la plage

Dans les années 1970, le Commandant Cousteau explorait la seconde plus grande barrière corallienne au monde, dévoilant ainsi à travers ses films la beauté et la pureté virginale des côtes du Yucatan. Trente ans plus tard, la Riviera Maya s’impose comme l’une des destinations majeures du tourisme dans les Caraïbes, grâce à l’attrait conjugué de ses plages magnifiques et des sites archéologiques Maya. Cancun est la porte d’entrée aérienne du Yucatan, mais si vos horaires de vols le permettent, il vaut mieux éviter d’y passer la nuit. C’est une ville artificielle et bruyante destinée à éponger le tourisme de masse, comme le prouve son immense plage, au bord de laquelle se succèdent, en continu, des hôtels sur 20 km ! Il vaut mieux aller trouver ailleurs les plages paradisiaques vantées par les agents de voyage. Car ces plages existent, réparties le long de la centaine de kilomètres de la Riviera Maya. A part quelques criques rocheuses, toutes les plages sont ici idylliques : du sable blanc, extrêmement fin, un lagon limpide avec une eau turquoise à 28°C, pas ou peu de vagues, avec parfois l’ombre providentielle d’un palmier ou d’un cocotier… Certes, l’appétit des promoteurs immobiliers a été à la mesure de la beauté des lieux. Et de la côte vierge, nommée affreusement « corridor touristique », ont surgit les hôtels de luxe, les villas et les complexes touristiques. Mais il faut bien se loger, et puis il reste encore des petits villages de pêcheurs et des plages vierges, où viennent pondre les tortues marines, comme on peut le constater en parcourant les 130 km séparant Cancun de Tulum. Le mieux est de choisir son hébergement, et de louer une voiture pour pouvoir faire ses propres découvertes et explorer chaque accès à la mer. Le « jeu » consiste à trouver la plage qui vous convient le mieux ! Mais ce n’est pas si facile, car une végétation impénétrable sépare les plages de l’unique route longeant la côte, et les rares accès à la mer sont souvent réservés aux clients des hôtels de luxe qui s’accaparent le littoral. Au mépris de la loi mexicaine, d’ailleurs, au regard de laquelle le bord de mer est propriété fédérale, donc à tout le monde, ce qui oblige en théorie les propriétaires privés à ménager un accès à la mer. La loi est bien entendu bafouée, mais on peut toujours se retrancher derrière si l’on est pris à passer dans un jardin ou un chemin privé pour accéder à la plage déserte tant convoitée…

 

Bungalow de luxe ou hamac sur la plage ?

A seulement 30 km de Cancun, Puerto Morelos est un petit port de pêche tranquille où il fait bon s’arrêter pour prendre le pouls de la vie mexicaine. Le récif corallien tout proche séduit les plongeurs, mais amène quelques algues sur les plages, ce qui fait fuir les touristes. Tant mieux pour ceux qui recherchent la tranquillité, la propriétaire de l’auberge Posada Amor, sur le zocalo (place du village), indiquant même comment accéder aux plages pour naturistes… Dans un autre style, Punta Bete, comme Punta Soliman, vers Tulum, sont des havres de paix, qui ne le resteront peut-être pas longtemps. Pour l’instant, ce sont des plages magnifiques peu fréquentées, où l’on vient se régaler de poisson grillé sous des palapas (petites cases recouvertes de feuilles de palme) avant de faire une sieste sur un hamac tendu entre deux palmiers. Certains passent même leurs vacances ici, pour un budget dérisoire, en campant ou en dormant dans une de ces cabanas, avec eau courante mais sans électricité, qu’on trouve partout sur le littoral. Comme le faisaient les « hippies » des années 60… Pour avoir plus de confort, il faut aller à Playa del Carmen. Cette station balnéaire à la mode propose tous types d’hébergements, depuis la simple cabane au palace 5*, en passant par l’hôtel-club tout compris. C’est l’endroit le plus vivant de la côte, il y a des fêtes tous les soirs, et l’on voit parfois des gens se marier sur la plage, avec témoins et invités en  maillot de bains… Des bungalows de charme peuvent également être trouvés au bord des plages situées au sud de Tulum, peut-être les plus belles et les plus tranquilles de la Riviera. Un conseil : si votre budget le permet, réservez à l’avance votre bungalow pour qu’il soit le plus proche possible de la mer. Mais attention, si c’est le cas, vous risquez fort de ne plus vouloir bouger ! Et ce serait dommage, car vous n’aurez encore rien vu…

 

Les cenotes, des aquariums naturels

Prenons les fonds sous-marins, par exemple. Avez-vous déjà plongé dans un aquarium rempli de poissons tropicaux ? C’est ce que l’on ressent lorsque l’on met la tête dans l’eau à certains endroits de la Riviera. A moins d’être passionné de plongée sous-marine, inutile de prendre le ferry pour aller plonger autour des grands récifs de l’île de Cozumel. Il suffit de mettre un masque et un tuba, d’enfiler des palmes, et de nager autour des criques rocheuses telles que la Caleta Yal-Ku, vers Akumal (demander sur place), où des poissons aux couleurs extraordinaires sont si peu farouches qu’on se demande vraiment qui observe qui… Certains promoteurs peu respectueux de l’environnement ont transformé certains lagons coralliens aux eaux de cristal, en parc d’attraction à l’américaine, comme à Xcaret ou Xel-Ha, où le spectacle est assuré, mais pas la tranquillité ! On voit les mêmes poissons en payant beaucoup plus cher, mais c’est un choix.

A Puerto Aventuras, complexe touristique récent construit autour d’une marina, comprenant un golf, vous pourrez visiter le seul musée de la Riviera, consacré aux épaves sous-marines. Non loin de là se trouvent des cenotes facilement accessibles. Ce sont des puits naturels creusés dans le socle calcaire du Yucatan, dont l’eau translucide vert-bleue en font des oasis merveilleux, parfaits pour une baignade rafraîchissante. C’est grâce aux cenotes qu’a pu s’épanouir sur ce sol calcaire ingrat la civilisation Maya, dont on retrouve encore aujourd’hui dans la jungle les vestiges de leurs antiques cités. Certains cenotes sont des simples trous d’eau privés que les habitants font visiter pour quelques pesos, comme celui de Xunaan-Ha, à Chemuyil, isolé dans la jungle. D’autres sont de véritables grottes reliés entre elles par un réseau de rivières souterraines, qu’on explore avec du matériel de plongée, tels les Dos Ojos, vers Xel-Ha. Il y en a des milliers, mais si vous parlez espagnol, demandez à un autochtone où se trouve sa piscine naturelle favorite. Avec un peu de chance, il vous emmènera peut-être dans celui de sa famille, où l’on prend encore des bains de vapeur, selon une ancienne tradition Maya.

La Riviera Maya
MEXIQUE – Yucatan Cenote

La Riviera Maya
MEXIQUE – Yucatan Cenote

Les pyramides Maya

Si vous rencontrez des mexicains petits, râblés et avec le nez busqué, ce sont les descendants des Mayas qui bâtirent la cité fortifiée de Tulum, l’une des dernières grandes cités Maya. Bien que ce site soit de toute beauté, avec le Castillo surplombant la mer des Caraïbes, ne négligez pas d’aller visiter les autres sites archéologiques majeurs du Yucatan, que sont Chitzen Itza, Uxmal et Coba. Chaque excursion peut se faire dans la journée, mais il faut partir tôt pour avoir le privilège d’être les premiers à grimper sur les extraordinaires pyramides Maya, dans la fraîcheur matinale. Ainsi, vous pourrez contempler dans le calme la beauté de la jungle environnante, avant que la chaleur et la foule des visiteurs ne transforme la visite en épreuve. Finalement vous verrez que le temps, le temps que les Mayas maîtrisaient si bien, puisqu’ils avaient calculé la durée de rotation de la Terre à la seconde près, ce temps s’écoule trop vite sur la Riviera Maya, aussi vite que son sable fin entre vos doigts !

Pratique

Y aller : de nombreuses compagnies desservent Cancun via Mexico ou un autre stop, et les vols sans escale se font en 11 h environ. Voir Air France, XL Airways…

 

Se loger :

Club Lookéa, à Puerto Aventuras : hôtel très bien situé à mi-chemin de Cancun et de Tulum, à la clientèle exclusivement francophone. Ses animations et ses clubs enfants en font un hôtel idéal pour des vacances actives en famille.

Shangri-La Caribe beach, à Playa del Carmen : vastes et jolis bungalows pour un prix raisonnable.  http://www.shangrilacaribe.net/fr

Ana y José, à Tulum : bungalows de charme situés sur l’une des plus belles plages de la Riviera. www.anayjose.com/

 

Gastronomie

La cuisine du Yucatan est l’une des meilleures du Mexique, il ne faut donc pas hésiter à goûter aux spécialités locales, telles que la sopa de lima (soupe de poulet aromatisée au citron), le cochinita pibil (porc mariné dans du jus d’orange aromatisé à l’ail et au cumin, et cuit dans une feuille de bananier), ou les frijoles con puerco (tranches de porc aux haricots et aux oignons), toujours accompagnés des délicieuses tortillas (galettes de maïs) qui remplacent le pain. Tous les plats de poissons grillés sont excellents, et au dessert, on se régale de fruits tropicaux : ananas, papaye, mangue, goyave… Il serait dommage de se cantonner aux buffets européens ou aux fast-foods américains, alors que la Riviera Maya regorge de fondas (petits restaurants traditionnels) et de marisquerias (spécialisés dans les fruits de mer) très corrects.

 

Se renseigner : http://beta.visitmexico.com/fr/

 

 

En Jamaïque, les Caraïbes version reggae

La Jamaïque, « terre des forêts et des rivières », a deux visages : l’un dans l’intérieur montagneux, authentique et mystique, l’autre sur ses plages, avenant et commercial… Ce qui les réunit, c’est la douceur de vivre, et la passion pour le reggae et la ganja !

La liaison aérienne directe depuis Paris arrivant au nord de l’île, à Montego Bay, il est plus pratique, pour s’éviter de longues heures de bus, de poser ses valises sur la côte nord, de Montego Bay à Ocho Rios, voir un peu plus à l’ouest, à Negril. Cela tombe bien, c’est là que se trouvent les plus belles plages ! Kingston, la capitale, et la côte sud sont trop éloignés des principaux sites touristiques, et vous pouvez très bien en faire l’impasse sans rater grand-chose. En ce qui concerne l’hôtellerie, méfiez-vous des immenses resorts « all-inclusive »  pour la clientèle américaine, ce sont des usines à rêve aseptisées, sans âme, sans charme, qui ôtent tout le sel d’un séjour jamaïcain, s’il se réduit à manger et boire à satiété, et à voir défiler des groupes de musiciens formatés et blasés… Préférez les petites unités, ou les hôtels-clubs francophones qu’on trouve un peu partout dans l’île.

La Jamaïque est aussi une destination croisière. Plusieurs fois par semaine, d’immenses contingents de touristes américains débarquent le matin à Ocho Rios ou Montego Bay et se ruent en autocar vers les principaux sites touristiques qui sont pris d’assaut. C’est pourquoi il faut éviter d’aller le matin aux chutes de la Dunn’s River, le spot incontournable de la Jamaïque. L’excursion idéale consiste à se rendre d’abord à Nine Miles, le village natal de Bob Marley. Ici, la population voue un véritable culte au chanteur de reggae, d’autant que la manne touristique fait vivre tout le village depuis sa mort… Même si elle n’a rien de spontanée, cette visite est touchante, car le guide en dread-locks, au look rasta, qui a forcément connu le chanteur ou l’un de ses proches, raconte des anecdotes, et prend plaisir à chanter quelques-uns de ses tubes planétaires…

L’après-midi, les chutes d’eau sont un peu moins fréquentées, et c’est tant mieux, car vous allez les remonter à pieds ! Chaussés de semelles antidérapantes louées sur place, vous suivrez votre guide depuis la plage où se jette la rivière Dunn, à travers les rochers et les cataractes, pour remonter progressivement les chutes. Certains se donnent la main, d’autres pas… La pente assez faible permet de progresser facilement, et l’on se retrouve vite entouré de jungle, à glisser sur des toboggans naturels dans des vasques d’eau rafraîchissante ! Un escalier suit le parcours pour ceux qui ne veulent pas se mouiller, ou qui préfèrent prendre des photos…

L’autre excursion à ne pas manquer consiste à se rendre vers les Blue Mountain, la plus haute chaîne montagneuse de l’île aux splendides paysages verdoyants. Là, vous visiterez une plantation de café, qui produit l’un des meilleurs arabicas au monde, et vous déjeunerez au Strawberry Hills, un superbe hôtel de style victorien, appartenant à Chris Blackwell, producteur notamment de Bob Marley, dont vous pourrez voir les disques d’or…

Pratique

Y aller : de décembre à mars, Look Voyages affrète un vol hebdomadaire XL Airways de Paris à Montego Bay (9h de vol), destiné aux clients des hôtels revendus par le voyagiste. Le prix est donc inclus dans le prix du forfait des séjours. Autre solution : prendre British Airways et passer par Londres ou Miami. Mais cela rallonge le temps de vol, et le tarif, pas inférieur à 1000 €.

Se loger :

Lookea Jamaïca 3*, à Runaway Bay : agréables et vastes bungalows répartis dans un jardin luxuriant, sur une jolie plage de sable ombragée de cocotiers. Clientèle internationale, mais animation française ! http://www.look-voyages.fr

L’hôtel Sans Souci 4* :  à 10 mn d’Ocho Rios, un hôtel de 150 suites donnant toutes sur l’océan. Il a la particularité de posséder une piscine d’eau minérale, issue d’une grotte à proximité. Les hédonistes pourront se ressourcer en pratiquant le Pilates, la méditation ou le yoga au pavillon de fitness proposant également un salon manucure et pédicure, un salon de massage devant la mer, réflexologie…

Se restaurer : chez « Scotchies » à St-Ann’s Bay, une gargote réputée pour ses viandes marinées dans une sauce jamaïcaine, le jerk, et fumées au bois de piment. Un régal pour 3 € la part ! En coupe-faim, testez les chaussons fourrés au fromage ou à la viande épicée de chez Juicy Patties, une chaîne fast-food locale. Et pour manger comme un vrai rasta, allez au restaurant I Tal (végétarien) « Reggae Pot Rastarant » d’Ocho Rios, où Deano Wynter vous fera découvrir sa cuisine simple et goûteuse pour quelques dollars…

Que ramener : des colliers de coquillages, du café Blue Mountain, du rhum ambré Appleton, et toutes sortes de souvenirs dérivés du thème rasta : tee-shirts, chapeaux, sculptures… Quant à la ganja, elle se consomme sur place !