Salvador da Bahia de plage en plage

Tout comme Bora-Bora, Ushuaia ou Zanzibar, Salvador da Bahia est un nom magique qui fait surgir devant nos yeux des images de carte postale : un soleil généreux, des cocotiers, des plages immenses sur lesquelles de beaux garçons jouent au « futebol », et des créatures au corps de rêve qui se déhanchent sur un air de samba… Et c’est tout à fait cela ! Mais la réalité dépasse le fantasme, car vous trouverez aussi à Salvador un peuple festif et accueillant, une culture fascinante, un festival de couleurs, de saveurs et de fragrances…

BRESIL - Salvador Da BahiaBahianaise dans le Pelourinho
BRESIL – Salvador Da Bahia Bahianaise dans le Pelourinho

Installée sur un promontoire dominant la Baie de Tous les Saints (appelée ainsi parce qu’elle a été découverte par les portugais un jour de Toussaint), Salvador de Bahia est une ville très étendue à l’expansion galopante, dont on ne visite généralement que le quartier historique, le Pelourinho. Ce quartier très populaire regorge d’églises baroques et de somptueuses demeures à l’architecture coloniale portugaise. Dans les ruelles pavées et escarpées autour du Large do Pelourinho, les boutiques de souvenirs alternent avec les échoppes d’artisans. Vous y rencontrerez peut-être Gaïa, une ancienne danseuse de revue qui peint le Pelourinho dans le style local, naïf et très coloré, ou bien Bira Reis, un iconoclaste maître de percussions dont le magasin d’instruments de musique est le repaire des musiciens de Salvador, ou encore Maria Costa, propriétaire du magasin de bijoux et de pierres précieuses de Lasbonfim, qui s’exprime dans un français parfait (sur le Terreiro de Jesus)…

Classé Patrimoine Mondial par l’Unesco, le Pelourinho repeint régulièrement ses hautes maisons coloniales de jolies teintes pastel, mais avec le temps, les façades se couvrent d’humidité et s’écaillent. Pourtant, ce délabrement n’arrive pas à ôter son charme à ce quartier populaire où déambulent de plantureuses bahianaises enveloppées dans leurs amples robes colorées. Le soir, surtout, Salvador ensorcelle. Une odeur de friture flotte dans l’air qui porte les échos cuivrés d’une trompette, les frappes sourdes d’un tambour, ou les accords languides d’une guitare. Salvador se prépare à faire la fête. Si c’est mardi ou samedi, une folie douce s’empare du quartier : des musiciens s’installent à chaque coin de rue, les rythmes s’entrechoquent et font chavirer de bonheur la foule en liesse qui danse et fait la fête jusque tard dans la nuit… Et il paraît que ce n’est rien comparé au carnaval de février !

Après une folle nuit de musique, de danse et pourquoi pas d’amour, rien ne vaut une journée à la plage. Oui, mais laquelle ? Salvador et ses environs en comptent tellement ! Le plus simple est de se mêler à la population locale sur les plages publiques de Porto da Barra, mais c’est un peu encombré et bruyant. Il est plus reposant de choisir l’une des stations balnéaires situées au nord de Salvador. Par exemple à Praia do Forte ou Costa do Sauipe, deux magnifiques plages bordées de cocoteraies où des resorts de luxe proposent toutes sortes d’activités sportives, des excursions, des massages et même des cours de capoeira (voir encadré). Pour une approche plus authentique du Brésil, rejoignez Morro de São Paulo, une petite île située à 20 minutes d’avionnette au sud de Salvador. Ce petit paradis est une station balnéaire exclusivement pédestre (on emmène vos valises en brouette !), construite à l’extrémité d’une île escarpée et verdoyante, et enroulée autour de quatre plages successives. Les trois premières sont très fréquentées, mais la N°4 est une immense plage de sable blanc quasi déserte où l’on enlève le haut (et le bas) sans crainte d’être gêné. D’ailleurs, la pudeur n’étouffe pas les brésiliens ni les brésiliennes, dont le « fil dentaire » (le string), ne cache pas grand-chose de leur anatomie… Tous les soirs, c’est la fête sur la plage N°2, sur laquelle se concentrent les bars branchés, les discothèques, et les vendeurs de cocktails de fruits tropicaux. Si vous ajoutez à ces savoureux cocktails de la cachaça (l’alcool de canne à sucre local), vous prolongerez certainement la fête, comme tout le monde, sur le sable ou dans l’eau, en dansant la samba ou la bossa nova ! « Tudo bem » ! Tout va bien, comme on le répète toujours ici… 

La capoeira

La capoeira, issue d’une lutte africaine rituelle, est une fascinante discipline fusionnant la danse, la musique et le sport. Pratiquée partout au Brésil, mais surtout à Salvador da Bahia, où cet art s’est particulièrement développé, c’est un simulacre de combat où deux lutteurs s’affrontent sans jamais se toucher, en une chorégraphie féline et acrobatique, rythmée par un chant syncopé, deux percussions et un berimbau (arc musical). On reste bouche bée d’admiration devant ces performances athlétiques si esthétiques.

PRATIQUE

Y aller : La TAP (0 820 319 320) propose des vols quotidiens Paris/Salvador via Lisbonne.

Plusieurs voyagistes proposent des séjours à Salvador da Bahia avec ou sans combiné avec Morro de Sao Paulo : Marco & Vasco, TUI, Voyageur du Monde, Directours…

A savoir :

Durée de vol : 9 h 30 en vol direct

Décalage horaire : – 4 h en hiver ; – 5 h en été

Meilleure saison : toute l’année, mais les saisons sont inversées. En hiver, il fait chaud et humide !

A lire : Le Lonely Planet « Brésil » ; « Bahia de tous les saints » de Jorge Amado (Gallimard)

Se renseigner : Office du tourisme du Brésil : 34, cours Albert 1er, 75008 Paris (01 45 61 63 76)

La Riviera Maya au Yucatan

Connue pour avoir été le berceau de la civilisation Maya, la péninsule du Yucatan est aussi l’une des plus belles destination balnéaire des Caraïbes. Loin de la cohue de Cancun, partez à la découverte de ces plages de rêve, jamais loin d’un temple ou d’un site Maya…

La Riviera Maya
MEXIQUE – Yucatan Tulum, sur la plage

Dans les années 1970, le Commandant Cousteau explorait la seconde plus grande barrière corallienne au monde, dévoilant ainsi à travers ses films la beauté et la pureté virginale des côtes du Yucatan. Trente ans plus tard, la Riviera Maya s’impose comme l’une des destinations majeures du tourisme dans les Caraïbes, grâce à l’attrait conjugué de ses plages magnifiques et des sites archéologiques Maya. Cancun est la porte d’entrée aérienne du Yucatan, mais si vos horaires de vols le permettent, il vaut mieux éviter d’y passer la nuit. C’est une ville artificielle et bruyante destinée à éponger le tourisme de masse, comme le prouve son immense plage, au bord de laquelle se succèdent, en continu, des hôtels sur 20 km ! Il vaut mieux aller trouver ailleurs les plages paradisiaques vantées par les agents de voyage. Car ces plages existent, réparties le long de la centaine de kilomètres de la Riviera Maya. A part quelques criques rocheuses, toutes les plages sont ici idylliques : du sable blanc, extrêmement fin, un lagon limpide avec une eau turquoise à 28°C, pas ou peu de vagues, avec parfois l’ombre providentielle d’un palmier ou d’un cocotier… Certes, l’appétit des promoteurs immobiliers a été à la mesure de la beauté des lieux. Et de la côte vierge, nommée affreusement « corridor touristique », ont surgit les hôtels de luxe, les villas et les complexes touristiques. Mais il faut bien se loger, et puis il reste encore des petits villages de pêcheurs et des plages vierges, où viennent pondre les tortues marines, comme on peut le constater en parcourant les 130 km séparant Cancun de Tulum. Le mieux est de choisir son hébergement, et de louer une voiture pour pouvoir faire ses propres découvertes et explorer chaque accès à la mer. Le « jeu » consiste à trouver la plage qui vous convient le mieux ! Mais ce n’est pas si facile, car une végétation impénétrable sépare les plages de l’unique route longeant la côte, et les rares accès à la mer sont souvent réservés aux clients des hôtels de luxe qui s’accaparent le littoral. Au mépris de la loi mexicaine, d’ailleurs, au regard de laquelle le bord de mer est propriété fédérale, donc à tout le monde, ce qui oblige en théorie les propriétaires privés à ménager un accès à la mer. La loi est bien entendu bafouée, mais on peut toujours se retrancher derrière si l’on est pris à passer dans un jardin ou un chemin privé pour accéder à la plage déserte tant convoitée…

 

Bungalow de luxe ou hamac sur la plage ?

A seulement 30 km de Cancun, Puerto Morelos est un petit port de pêche tranquille où il fait bon s’arrêter pour prendre le pouls de la vie mexicaine. Le récif corallien tout proche séduit les plongeurs, mais amène quelques algues sur les plages, ce qui fait fuir les touristes. Tant mieux pour ceux qui recherchent la tranquillité, la propriétaire de l’auberge Posada Amor, sur le zocalo (place du village), indiquant même comment accéder aux plages pour naturistes… Dans un autre style, Punta Bete, comme Punta Soliman, vers Tulum, sont des havres de paix, qui ne le resteront peut-être pas longtemps. Pour l’instant, ce sont des plages magnifiques peu fréquentées, où l’on vient se régaler de poisson grillé sous des palapas (petites cases recouvertes de feuilles de palme) avant de faire une sieste sur un hamac tendu entre deux palmiers. Certains passent même leurs vacances ici, pour un budget dérisoire, en campant ou en dormant dans une de ces cabanas, avec eau courante mais sans électricité, qu’on trouve partout sur le littoral. Comme le faisaient les « hippies » des années 60… Pour avoir plus de confort, il faut aller à Playa del Carmen. Cette station balnéaire à la mode propose tous types d’hébergements, depuis la simple cabane au palace 5*, en passant par l’hôtel-club tout compris. C’est l’endroit le plus vivant de la côte, il y a des fêtes tous les soirs, et l’on voit parfois des gens se marier sur la plage, avec témoins et invités en  maillot de bains… Des bungalows de charme peuvent également être trouvés au bord des plages situées au sud de Tulum, peut-être les plus belles et les plus tranquilles de la Riviera. Un conseil : si votre budget le permet, réservez à l’avance votre bungalow pour qu’il soit le plus proche possible de la mer. Mais attention, si c’est le cas, vous risquez fort de ne plus vouloir bouger ! Et ce serait dommage, car vous n’aurez encore rien vu…

 

Les cenotes, des aquariums naturels

Prenons les fonds sous-marins, par exemple. Avez-vous déjà plongé dans un aquarium rempli de poissons tropicaux ? C’est ce que l’on ressent lorsque l’on met la tête dans l’eau à certains endroits de la Riviera. A moins d’être passionné de plongée sous-marine, inutile de prendre le ferry pour aller plonger autour des grands récifs de l’île de Cozumel. Il suffit de mettre un masque et un tuba, d’enfiler des palmes, et de nager autour des criques rocheuses telles que la Caleta Yal-Ku, vers Akumal (demander sur place), où des poissons aux couleurs extraordinaires sont si peu farouches qu’on se demande vraiment qui observe qui… Certains promoteurs peu respectueux de l’environnement ont transformé certains lagons coralliens aux eaux de cristal, en parc d’attraction à l’américaine, comme à Xcaret ou Xel-Ha, où le spectacle est assuré, mais pas la tranquillité ! On voit les mêmes poissons en payant beaucoup plus cher, mais c’est un choix.

A Puerto Aventuras, complexe touristique récent construit autour d’une marina, comprenant un golf, vous pourrez visiter le seul musée de la Riviera, consacré aux épaves sous-marines. Non loin de là se trouvent des cenotes facilement accessibles. Ce sont des puits naturels creusés dans le socle calcaire du Yucatan, dont l’eau translucide vert-bleue en font des oasis merveilleux, parfaits pour une baignade rafraîchissante. C’est grâce aux cenotes qu’a pu s’épanouir sur ce sol calcaire ingrat la civilisation Maya, dont on retrouve encore aujourd’hui dans la jungle les vestiges de leurs antiques cités. Certains cenotes sont des simples trous d’eau privés que les habitants font visiter pour quelques pesos, comme celui de Xunaan-Ha, à Chemuyil, isolé dans la jungle. D’autres sont de véritables grottes reliés entre elles par un réseau de rivières souterraines, qu’on explore avec du matériel de plongée, tels les Dos Ojos, vers Xel-Ha. Il y en a des milliers, mais si vous parlez espagnol, demandez à un autochtone où se trouve sa piscine naturelle favorite. Avec un peu de chance, il vous emmènera peut-être dans celui de sa famille, où l’on prend encore des bains de vapeur, selon une ancienne tradition Maya.

La Riviera Maya
MEXIQUE – Yucatan Cenote
La Riviera Maya
MEXIQUE – Yucatan Cenote

Les pyramides Maya

Si vous rencontrez des mexicains petits, râblés et avec le nez busqué, ce sont les descendants des Mayas qui bâtirent la cité fortifiée de Tulum, l’une des dernières grandes cités Maya. Bien que ce site soit de toute beauté, avec le Castillo surplombant la mer des Caraïbes, ne négligez pas d’aller visiter les autres sites archéologiques majeurs du Yucatan, que sont Chitzen Itza, Uxmal et Coba. Chaque excursion peut se faire dans la journée, mais il faut partir tôt pour avoir le privilège d’être les premiers à grimper sur les extraordinaires pyramides Maya, dans la fraîcheur matinale. Ainsi, vous pourrez contempler dans le calme la beauté de la jungle environnante, avant que la chaleur et la foule des visiteurs ne transforme la visite en épreuve. Finalement vous verrez que le temps, le temps que les Mayas maîtrisaient si bien, puisqu’ils avaient calculé la durée de rotation de la Terre à la seconde près, ce temps s’écoule trop vite sur la Riviera Maya, aussi vite que son sable fin entre vos doigts !

Pratique

Y aller : de nombreuses compagnies desservent Cancun via Mexico ou un autre stop, et les vols sans escale se font en 11 h environ. Voir Air France, XL Airways…

 

Se loger :

Club Lookéa, à Puerto Aventuras : hôtel très bien situé à mi-chemin de Cancun et de Tulum, à la clientèle exclusivement francophone. Ses animations et ses clubs enfants en font un hôtel idéal pour des vacances actives en famille.

Shangri-La Caribe beach, à Playa del Carmen : vastes et jolis bungalows pour un prix raisonnable.  http://www.shangrilacaribe.net/fr

Ana y José, à Tulum : bungalows de charme situés sur l’une des plus belles plages de la Riviera. www.anayjose.com/

 

Gastronomie

La cuisine du Yucatan est l’une des meilleures du Mexique, il ne faut donc pas hésiter à goûter aux spécialités locales, telles que la sopa de lima (soupe de poulet aromatisée au citron), le cochinita pibil (porc mariné dans du jus d’orange aromatisé à l’ail et au cumin, et cuit dans une feuille de bananier), ou les frijoles con puerco (tranches de porc aux haricots et aux oignons), toujours accompagnés des délicieuses tortillas (galettes de maïs) qui remplacent le pain. Tous les plats de poissons grillés sont excellents, et au dessert, on se régale de fruits tropicaux : ananas, papaye, mangue, goyave… Il serait dommage de se cantonner aux buffets européens ou aux fast-foods américains, alors que la Riviera Maya regorge de fondas (petits restaurants traditionnels) et de marisquerias (spécialisés dans les fruits de mer) très corrects.

 

Se renseigner : http://beta.visitmexico.com/fr/

 

 

Le carré d’as du Brésil

Rio de Janeiro, Paraty, Salvador da Bahia et Brasilia, sont les quatre facettes incontournables du pays du futbol et de la samba.

 

A la faveur des derniers Jeux Olympiques, Rio de Janeiro s’est embellie et s’est dotée d’un nouveau tramway. Profitez-en pour circuler en ville avant que les touristes du monde entier ne viennent encombrer ses artères déjà bien chargées… Montez en téléphérique jusqu’au sommet du Pain de Sucre, depuis lequel vous contemplerez l’une des plus belles villes du monde, veillée par l’immense croix blanche du Christ Rédempteur. Après avoir sillonné le centre historique, baladez-vous au quartier Lapa en vous dirigeant à l’oreille vers les bars les plus animés et les concerts de rue. Puis, faites comme les Cariocas (habitants de Rio), allez à la plage, pour vous reposer, vous baigner, jouer au foot ou au volley. Celles de Copacabana ou d’Ipanema déroulent des kilomètres de tapis blond, sur lequel paradent des corps cuivrés et musclés, n’arborant que le minimum d’étoffe convenable…

 

Paraty, au-delà de la carte postale

A 4 h de route au sud de Rio, Paraty est un village historique dont les ruelles pavées et les maisons blanches aux ouvertures colorées confèrent un cachet colonial au charme irrésistible. Faites appel à un guide local, Rege Galvao (www.ubatubaparaty.com.br) pour explorer à pieds ou en bateau les alentours très sauvages, entre jungle accrochée à la montagne, falaises de granit et plages désertes. Dans le village de pêcheurs isolé de Ponta Negra, vous testerez la recette locale du bonheur : une crique de sable enserrée dans une forêt, de fraîches cascades, des poissons pleins les filets, un terrain de foot sur la plage, des hamacs, et de la caïpirinha aux fruits de la passion…

 

Ensorcelante Salvador da Bahia

Au XVIème et XVIIème siècle, Salvador s’est enrichie grâce à la canne à sucre, et s’est dotée d’églises baroques et de somptueuses demeures à l’architecture coloniale portugaise. La ville a conservé intact son quartier historique, le Pelourinho, où de plantureuses et souriantes bahianaises à la robe bouffante se laissent photographier pour quelques réals. L’apport culturel de la population noire issue de l’esclavage se retrouve dans la religion (le candomblé, proche du vaudou), dans la cuisine enrichie des saveurs africaines, et dans les expressions artistiques telle que la capoeira, cette danse-combat très féline qui est pratiquée sur la Praça da Sé. Le soir, une folie douce s’empare du quartier : des musiciens s’installent à chaque coin de rue, les rythmes endiablés s’enchaînent, la bière et la cachaça coulent à flot, et tout le monde, locaux et étrangers, fait la fête jusque tard dans la nuit…

 

Brasilia, le choc visuel

Profitez du vol direct d’Air France Brasilia-Paris, pour terminer votre séjour en visitant la capitale brésilienne. Comme il est apaisant de circuler dans cette ville fraîche et aérée (car située à 1200 m d’altitude), regorgeant d’espaces verts, sans gratte-ciel ni panneau publicitaire ! C’est une ville neuve, créée en 1960 par l’architecte avant-gardiste Oscar Niemeyer, qui a été conçue comme une ville parfaite vouée au bien-être de ses habitants. Demandez à être guidé par Maria Inês Joo, une ancienne journaliste parlant français qui saura, avec son enthousiasme et son érudition, vous faire partager sa passion pour l’architecture de cette ville fascinante. Des palais de marbre épurés aux colonnes élancées de la cathédrale, en passant par la soucoupe blanche du musée national, tout est étonnant, éblouissant, renversant !

 

Pratique

Air France a des vols quotidiens pour Rio et 3 fois par semaine pour Brasilia, à partir de 650 € A/R.

Marco & Vasco est le spécialiste du voyage à la carte au Brésil. Avec leurs conseillers, vous bâtirez le voyage qui vous ressemble. A partir de 1935 € le séjour 11j/9 nuits pour « L’essentiel du Brésil ». 01 76 64 74 90 ou http://www.marcovasco.fr

Se loger 

A Rio : Arena Leme 4* : hôtel tout neuf situé devant la plage de Copacabana. A partir de 110 € la ch.

A Paraty : Pousada Literaria : ambiance zen et déco design.  A partir de 250 € la ch.

A Salvador : Casa do Amarelindo : hôtel de charme tenu par des Français. A partir de 110 € la ch.

A rapporter

De la cachaça, des tongs havaianas, un paréo, et des cosmétiques bon marché.

Santé

Pensez à vous protéger des moustiques, en raison du virus Zika. Se renseigner avant de partir  : http://www.social-sante.gouv.fr

Splendeurs du Pérou

Des sites Incas mystérieux, des paysages époustouflants, des trésors archéologiques et des peuplades aussi étonnantes qu’accueillantes : tel est le menu de ce périple culturel et gourmand au pays des lamas.

Même si la capitale Lima est engorgée par une circulation infernale, et enveloppée par une brume marine une partie de la journée, tout voyageur curieux et gourmand doit y passer au moins une journée, ne serait-ce que pour découvrir son quartier historique, déclaré Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco. Lima a accueilli la 1ère exposition Universelle d’Amérique en 1872, et la ville conserve de somptueux bâtiments bâtis à cette époque et de grands parcs où se déroulent des spectacles folkloriques hauts en couleurs. Lima, c’est aussi la capitale gastronomique d’Amérique du Sud. De la table des grands chefs à l’humble churrasqueira (restaurant de grillades), vous découvrirez une cuisine variée et inventive, et surtout très bon marché… Saviez-vous que le Pérou dispose de 4000 variétés de pomme de terre, 500 de maïs et 200 de piments ? Les restaurants regorgent de poissons étonnants, en provenance du Pacifique ou de l’Amazonie. Pensez à réserver si vous voulez déjeuner à la cebicheria « La Mar », servant le meilleur ceviche (poisson cru mariné dans du jus de citron vert) de la ville, dans le quartier moderne et branché de Miraflores. Baladez-vous aussi dans celui plus bohème et intello de Barranco pour déguster dans un bar le fameux pisco sour, le cocktail national très rafraichissant à base d’alcool de raisin, de sirop de canne et de citron vert.

Cuzco, la cité d’or

Perché à 3400 m d’altitude au milieu de la cordillère des Andes, Cuzco fut la capitale des Incas, et cela se voit. Plus encore que les maisons colorées aux balcons en bois de cèdre ouvragé, il suffit d’entrer dans le Temple du Soleil pour mesurer à quel point cette civilisation était prospère au XVème siècle. Tous les énormes blocs de granit qui constituent le socle du temple étaient plaqués d’or, et les conquistadors ont mis trois mois pour fondre tout l’or qu’il contenait ! On comprend l’origine de l’expression « c’est le Pérou »… L’immense cathédrale conserve un retable rutilant d’or, un autel plaqué d’argent, et d’innombrables trésors. Mais l’eldorado n’est plus ce qu’il était, et aujourd’hui, la population tire l’essentiel de ses revenus du tourisme. Les ruelles abondent de vieilles femmes en tenue Quechua (pas celle provenant du Décathlon le plus proche, mais celle de leurs ancêtres…) mendiant quelques sols (menue monnaie) pour être prises en photo avec leur lama ou leur alpaga. La laine de ces animaux est employée pour confectionner de beaux pulls, des écharpes et les fameux bonnets péruviens si précieux lorsque tombe la fraîcheur du soir, qu’il faut marchander dans les innombrables échoppes du quartier historique.

 

Le Machu Picchu, un must malgré l’affluence       

Parmi les raisons qui ont conduit les Incas à construire au XVème s. un sanctuaire sacré sur la crête d’un promontoire isolé par 600 m de falaises abruptes, il y en a une qui saute littéralement aux yeux : c’est parce que le site est magnifique ! De hautes cimes découpent l’horizon, et dans cet écrin rocheux, se détache ce nid d’aigle, dominé par un piton verdoyant qui lui donne encore plus de relief… Pendant 50 ans, des milliers d’ouvriers venant de tout le royaume ont bâti ici une cité en pierre, avec des cultures en terrasses, des fontaines, des temples à foison, et même un observatoire astronomique ! A l’effondrement de l’empire Inca, la cité fut abandonnée et oubliée pendant des siècles, et c’est un archéologue américain qui la redécouvrit en 1911. Depuis que l’Unesco a classé le site au Patrimoine mondial, en 1983, les touristes affluent du monde entier pour admirer les ruines de cette merveille. Et le miracle du Machu Picchu opère : malgré les cohortes de touristes indisciplinés, malgré la chaleur et l’altitude, rien ne peut entamer le sentiment d’émerveillement qui nous étreint pendant toute la visite, et même longtemps après…

Un atelier de tissage Quechua

Les communautés villageoises d’Umasbamba ou de Chinchero, dans la Vallée Sacrée (entre Cuzco et Ollantaytambo) enseignent l’art du tissage Quechua, avec de la laine de mouton, de lama ou d’alpaga, et des colorants naturels. Quelques pas de danse, une flûte péruvienne, et la magie s’installe ! Leur artisanat (sacs, ponchos, châles…) est superbe et bon marché. Un bel exemple de tourisme rural et solidaire.

 

Ne ratez surtout pas : La croisière sur le lac Titicaca

Pour les fabuleux paysages de l’Altiplano, et pour voir les étonnantes îles flottantes des Uros, les descendants des premiers Incas. Ces îles-radeaux sont faites avec le totora, un roseau très pratique puisqu’il sert aussi à construire les maisons, le mobilier, les bateaux… Les Uros s’en nourrissent, l’utilisent comme dentifrice, et confectionnent des objets artisanaux !

 

Pratique

Séjourner

Lima

Antigua Miraflores : hôtel de style colonial, bien situé, bon rapport qualité/prix. A partir de 95 € la ch double.

Cuzco

Novotel : en plein centre historique, dans un bâtiment datant du XVIème s., doté d’un superbe patio couvert. A partir de 125 € la ch double.

Machu Picchu

El Mapi Inkaterra (4*) : comme l’hébergement est très cher à Agua Calientes, le village situé sous le Machu Picchu, autant se faire un petit plaisir avec cet hôtel moderne utilisant des matériaux recyclés. A partir de 210 € la ch. A voir aussi le Machu Picchu Pueblo Hotel (5*), éco-lodge de charme noyé dans la végétation, mais plus cher. http://www.inkaterra.com

Tout compris

Jet Tours (0820 830 880) propose deux beaux circuits au Pérou avec vols Air France, en pension complète : un 11 j/8 nuits ne visitant pas Lima, à partir de 2149 €/p ; et un 13j/11 très complet à partir de 2989 €/p.

Voir aussi : Vacances Air Transat, Marco et Vasco, Voyageurs du monde, Nouvelles Frontières…

Infos

http://www.peru.travel/fr

La Colombie, c’est fort de café

COLOMBIEA Saint-Félix, place du village
COLOMBIE A Saint-Félix, place du village

Aujourd’hui la Colombie évoque plus Shakira que Pablo Escobar. C’est donc en toute décontraction que l’on arrive à Bogota, la capitale perchée à 2640 m d’altitude au pied de la cordillère orientale. Quatre siècles d’histoire se lisent dans la pierre du centre historique, autour de la place Bolivar et de la cathédrale. De nombreuses églises méritent le coup d’œil, telle Santa Clara, aux superbes fresques et dorures baroques. Grimpez la « calle de la fatigua » pour accéder à la Candelaria, un quartier regorgeant de bars à café et de peintures murales, plus bohême que bourgeois. La Colombie étant le 1er producteur mondial d’émeraude, demandez à votre guide de vous conduire dans une bijouterie pour négocier cette pierre précieuse à prix raisonnable. Du vert, vous en verrez aussi de toutes nuances au marché de Paloquemao où convergent, dans un enivrant maelstrom d’odeurs et de couleurs, les fleurs, fruits et légumes venus de tout le pays.

 

Le triangle du café

Le « triangle du café » est l’une des plus importantes régions de culture de café du pays. La route traverse un paysage montagneux verdoyant, quadrillé par les rangées de caféiers, et parsemé d’haciendas aux allures de palais ruraux. On y voit sortir des rancheros à cheval, en chapeau de paille et poncho coloré, nullement gênés par les klaxons des 4×4 débordant de sacs de café, pressés d’aller vendre leur marchandise à la coopérative la plus proche… Dans ces entrepôts saturés d’odeurs de torréfaction, vous pourrez jouer au gringo de Jacques Vabre en plongeant votre main dans les sacs en toile de jute, et apprécier l’arôme puissant de ces grains Arabica, l’or noir de la Colombie. A Manizales, visitez la splendide hacienda Venecia, refuge de paons et de colibris, où l’on vous montrera tout de la culture du café et du cacao. Enfin, depuis Salamina, typique village colonial de la Cordillère des Andes, vous accèderez en Jeep à la vallée de San Félix, pour admirer les gigantesques mâts des palmiers à cire, les plus grands palmiers au monde.

Carthagène des Indes

Fondée au 16ème siècle, Cartagena de Indias a conservé intact son cachet colonial, et abrite ses palais et ses églises baroques dans un quartier historique ceint de remparts. Dans chacune de ses ruelles pavées, on se croirait dans un décor de cinéma : les façades peintes de couleurs chaudes s’ornent de balcons en bois débordants de bougainvillées, les lourdes portes cloutées laissent entrevoir de ravissants patios s’enroulant autour d’une fontaine ombragée par des palmiers… Tout est superbement restauré, rien n’est factice, à part les palenqueras, ces femmes afro-caribéennes en costume traditionnel portant des plateaux de fruits sur la tête et demandant quelques pièces pour la photo… Le soir, faites un tour dans le quartier voisin de Getsemani, plus populaire et animé. Les murs décrépis mettent à nu leurs moellons de corail, et les fenêtres laissent s’échapper des odeurs de friture et des airs de salsa. Des guitaristes s’installent sur les trottoirs ou sur les places, des couples dansent dans les rues… Chaque soir est soir de fête, à Carthagène ! Côté balnéaire, faites 1 h de bateau pour rejoindre les îles du Rosaire et trouver la recette du bonheur local : une plage de rêve, un bungalow vue mer, et un café corsé au petit déjeuner… What else ?

Une excursion incontournable

A La Boquilla (Carthagène), un réceptif local permet de partir à la rencontre d’une communauté de pêcheurs. Au programme : découverte de la mangrove en pirogue, pêche, déjeuner de crabes et de poissons grillés, massage traditionnel ou bain de boue, initiation au tambour… Un modèle d’écotourisme ! Ecotours (www.ecotoursboquilla.com)

Pratique

Marco & Vasco propose un circuit privé d’une semaine en B & B « Sur la route du café et Carthagène » à 2750 €/p, incluant les vols, les transferts en véhicule privé, ainsi que des excursions en 4×4 ou bateau avec un guide francophone . www.marcovasco.fr

Bonnes adresses

La Opera, à Bogota : hôtel colonial doté d’un spa et d’un confort bien venu pour se reposer du voyage.

Casa Lola Garcia, à Salamina : boutique-hôtel familial au charme rustique.

Quadrifolio, à Carthagène : maison coloniale transformée en hôtel de luxe, dont les vastes chambres donnent toutes sur un agréable patio.

Café del Mar : sur les remparts de Carthagène, grande terrasse surplombant la mer des Caraïbes, le meilleur spot pour siroter un mojito en admirant le coucher de soleil.

Decameron, à Baru : resort 4* all inclusive, situé au bord d’une plage sublime.

Se renseigner : http://www.colombia.travel/fr