Les merveilles du sud tunisien

Dunes de sable ondoyantes, oasis inattendus, villages berbères authentiques… A pieds, à dos de chameau ou en 4×4, il faut parcourir le sud tunisien pour en découvrir toutes les merveilles, et ne pas se contenter d’un séjour à Djerba !

 

TUNISIE - Douiret
TUNISIE – Douiret

Bien que la Tunisie soit en « vigilance renforcée » sur le site du ministère de l’Intérieur, à l’heure où l’on publie ces lignes, il n’est pas spécialement dangereux de se rendre dans le sud de la Tunisie. A partir de Djerba (aéroport international), des excursions permettent de se rallier Douz, Matmata ou Tataouine sans danger. D’ailleurs, des voyagistes français tels que La Balaguère ou Nouvelles Frontières continuent d’y envoyer des touristes… qui sont attendus les bras ouverts par la population pour qui l’apport du tourisme est vital ! Voici 3 propositions de séjours ou de circuits dans le sud tunisien, mêlant marche, découvertes culturelles et bien-être, qui devraient vous inciter à ne pas vous priver de désert…

Ksar Guilane : le campement de rêve

Ksar Guilane est l’oasis tunisienne la plus au sud. Ce n’est pas une porte du désert, vous y êtes vraiment ! Cette petite palmeraie est un véritable miracle au milieu des dunes du Grand Erg, car la nature y fait sourdre une source chaude d’eau thermale, dans laquelle c’est un bonheur de se baigner : 35°C, c’est rafraîchissant quand il fait 45°C sous le soleil du Sahara ! Le campement Yadis récemment rénové contribue à rendre le séjour vraiment magique : de vastes tentes berbère en toile de lin, climatisées, disposant d’une salle de bains, sont disséminées en étoile autour d’une grande piscine sous les palmiers. Aux heures les moins chaudes de la journée, on peut se promener en liberté dans les dunes alentours, ou bien faire une sortie en quad, avec lesquels on accède aux petits villages ocres, qui se fondent dans l’immensité du désert. Même si ce n’est pas très écologique, ce moyen de locomotion procure des émotions très fortes, pas seulement liées à la vitesse ou au plaisir de glisser dans le sable, mais surtout dues au sentiment d’intense liberté que l’on éprouve à se faufiler entre les dunes, et à la surprise quasi miraculeuse de rencontrer des bédouins comme surgis de nulle part, qui vous amènent dans leur tente ou leur maison en pierre pour boire du thé à la menthe… Au retour, épuisé d’avoir marché dans du sable aussi fin que de la farine, un petit massage au hammam fait un bien fou, il est temps d’aller dîner autour du feu, sous les étoiles…

 

A pieds entre Djerba et Douz : la Tunisie authentique

Marcher dans les sables et les montagnes du sud tunisien, en logeant sous tente ou chez l’habitant, c’est l’unique façon de découvrir le mode de vie étonnant de ces populations au rythme de vie et aux coutumes ancestrales. Les paysages traversés sont splendides, que ce soit le site troglodytique de Matmata, aux maisons enterrées ; le village perché de Chenini, dont il faut visiter le ksar Hadada aux chambres en alvéoles qui ont servi de décor à quelques scènes de Star Wars ; les étonnants ghorfas (greniers à grains) de ksar Hallouf ; ou les maisons troglodytiques du ksar de Douiret, dont les murs couleur de sable le rendent quasi invisible dans ces étendues quasi-désertiques, si ce n’était sa mosquée, d’un blanc éblouissant…

 

A part Tozeur (plus au nord), c’est depuis Douz que partent la plupart des méharée du sud tunisien. Avant d’aller à la rencontre des chameliers, il faut faire un tour au marché de Douz, très pittoresque avec ces gros sacs blancs remplis d’épices et de fruits secs, ces étalages de poteries colorées, et sa foire aux moutons et aux ânes… A la sortie de la ville, l’arrêt dans une palmeraie de dattes s’impose, pour discuter avec les paysans, et goûter aux dattes fraîches. Quant à la méharée, c’est une aventure inoubliable où l’on s’émerveille des paysages de dunes à l’infini sculptées par le vent, de la science des chameliers qui s’orientent sans boussole et qui tirent le maximum de ce que peut leur offrir le désert, et des petits plaisirs quotidiens (une gorgée d’eau, un pan d’ombre, une datte, un matelas en mousse, un morceau de pain chaud cuit dans la braise…) qui prennent dans cet environnement austère des proportions inimaginables…  Sur l’échelle du bonheur vécu, le bivouac autour du feu sous le ciel étoilé atteint les derniers échelons : comment peut-on se sentir si bien, être si heureux sans aucune arrière-pensée en étant sale (pas de douche dans le désert…), en avalant un couscous aux grains de sable, la face brûlée par le feu, et le dos gelé par le froid du désert, et en écoutant la chanson d’un chamelier édenté frappant sur un seau en plastique renversé ? On ne peut pas l’expliquer, il faut le vivre pour y croire, c’est la magie du désert…

 

Séjour bien-être à Djerba : l’escapade thalasso

L’île de Djerba, dont les rivages sont assez défigurés par les complexes touristiques qui se serrent devant les plus belles plages, peut justifier un court séjour. Principalement en raison de son offre thalasso pléthorique. Presque tous les hôtels proposent une formule bien-être, allant du simple hammam à l’hygiène douteuse, au spa de luxe suréquipé. Parmi les bonnes adresses, le Yadis Djerba (4*) est un superbe hôtel blanc immaculé dont le spa jouit d’une excellente réputation. Au programme : alternance de soins, de bains de mer, de bains en piscine… Quant au bain de foule, vous n’y échapperez pas non plus, lorsque vous ferez vos dernières emplettes au souk d’Houmt Souk !

Le pain cuit dans la braise

C’est un rituel, un moment privilégié dans toute méharée. Le matin, à une heure où les voyageurs dorment encore, les chameliers font un feu de bois (oui, il y a du bois mort dans le désert ! En tout cas autour de Douz…) et l’un d’eux prépare du pain. Une large jatte, un peu de sel, de l’eau, de la farine, et de l’huile de coude. Au bout de 10 minutes, une boule est formée, aplatie, et déposée sur un lit de braises et de cendres chaudes. Recouvert d’un tissu lourd, le pain cuit un bon quart d’heure, et ses effluves appétissantes tirent les randonneurs de leurs tentes. Une fois cuit, le pain est frotté et fouetté par le tissu et un rameau broussailleux, pour enlever les grains de sable. Avec un peu de confiture et un verre de thé ou de café chaud, c’est le meilleur des gâteaux !

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